Jean-Francois Leblanc

Gatineau doit investir dans les incubateurs, selon Jean-François LeBlanc

La Ville de Gatineau doit investir de l'argent public dans le développement d'incubateurs sur son territoire, croit le conseiller et membre de la commission de développement économique, Jean-François LeBlanc.
Ce dernier rappelle que la commission est sur le point de pondre sa première planification stratégique et il semble plus qu'évident que le dossier des incubateurs d'entreprises s'y retrouvera. 
« Nous n'avons pas eu de demande d'aide financière pour un incubateur, mais quand ça viendra, nous devrons l'analyser sérieusement, indique M. LeBlanc. Je vais appuyer tout soutien au développement économique. Je suis ouvert à une participation financière municipale dans des incubateurs, mais pas dans n'importe quel projet. »
M. LeBlanc mentionne que plusieurs types d'incubateurs existent, allant du modèle entièrement privé, à la formule entièrement publique. « Si nous investissons, nous le ferons dans une organisation qui a fait ses preuves et qui démontre une stabilité », dit-il. 
Généralement, un incubateur performant va se greffer à une banque de cerveaux, comme une université ou un établissement d'enseignement supérieur. « Ici, nous avons l'Université du Québec en Outaouais (UQO), mais il manque d'offre de programme en génie, estime M. LeBlanc. Si on veut un incubateur qui pourra se greffer à une base de cerveaux, il nous faudra probablement aller voir de l'autre côté de la rivière, à Ottawa. On peut aussi travailler avec l'UQO, mais elle devra augmenter son offre de programme en génie. »
M. LeBlanc propose de faire des efforts pour recruter des étudiants et des finissants des universités à Ottawa. « On peut attirer ces gens-là chez nous, ajoute-t-il. Il y a plusieurs francophones qui étudient à Ottawa. Dans un monde idéal, on aurait une plus grosse université, mais en attendant, il faudra faire des efforts pour attirer des cerveaux. »
Correction
Une erreur s'est glissée dans le dossier sur les incubateurs publié dans notre édition de mardi concernant le Cilex. Le Droit présentait cet incubateur technologique comme un projet alors qu'il a été créé en décembre dernier afin de clarifier son positionnement. Il est né du travail qui se faisait déjà au Centre de recherche en technologie langagière qui a ouvert ses services d'incubation aux startups en innovation technologique en 2014.