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Gatineau autorisera jusqu’à 30 camions-bouffe dans ses rues dès cet été.
Gatineau autorisera jusqu’à 30 camions-bouffe dans ses rues dès cet été.

Gatineau autorisera jusqu’à 30 camions-bouffe dès cet été

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Après avoir autorisé presque à reculons l’an passé le concept des camions-bouffe dans le cadre d’un timide projet pilote qui n’a jamais eu lieu en raison de la pandémie de COVID-19, la Ville de Gatineau fait volte-face et permettra la cuisine de rue sur l’ensemble de son territoire. 

Dès l’été prochain, ce sont près d’une trentaine de camions-bouffe qui pourront être autorisés, à la grandeur de la ville, à se stationner sur la voie publique pour faire vivre une expérience culinaire différente aux citoyens. Le conseiller municipal Jean-François LeBlanc, qui porté ce projet depuis le début, n’a pas caché son enthousiasme, mardi, devant ce revirement de situation. 

«C’est la pandémie qui nous a finalement poussés à revoir complètement notre règlement en la matière sans devoir passer par un projet pilote, a-t-il expliqué. C’est une excellente nouvelle. La cuisine de rue est déjà implantée dans plusieurs municipalités et ce sera maintenant au tour des Gatinois de pouvoir en profiter. Ce sera un ajout à notre offre économique qui permettra de répondre à un besoin important.»

En mars dernier, le conseil municipal accordait à deux camions-bouffe le droit de s’installer dans le centre-ville. L’un allait pouvoir s’installer sur la rue Hôtel-de-Ville, tandis que l’autre devait se stationner derrière l’édifice les Terrasses de la Chaudière, sur la rue Wellington. Le choix des exploitants allait être déterminé par le service de l’urbanisme, la direction territoriale du secteur Hull et l’organisme Vision centre-ville. Cette proposition de  projet-pilote de l’administration venait après des mois de consultations auprès de différents organismes. La pandémie a toutefois réduit l’expérience à néant.


« Ce sera un ajout à notre offre économique qui permettra de répondre à un besoin important. »
Jean-François LeBlanc

Il s’agit donc d’un changement majeur dans l’étendue de l’adhésion de la Ville à la cuisine de rue. «Ce changement vient surtout de la communauté, a souligné le président du comité exécutif, Cédric Tessier. L’an passé, il y avait une réticence d’un grand nombre de restaurateurs, mais maintenant on constate une bien plus grande ouverture. Il y a un consensus que ce genre de cuisine peut attirer du monde et créer des événements. Je pense que le milieu a changé son fusil d’épaule et c’est ce qui amène la Ville à aussi changer son fusil d’épaule.»

C’est à l’initiative du comité de relance du centre-ville, mis en place en raison des impacts économiques de la pandémie, que la cuisine de rue prendra un véritable essor dans les prochains mois à Gatineau. Les emplacements des camions-bouffe seront proposés par les associations de commerçants et il reviendra au comité exécutif de les entériner. Le compost sera obligatoire et les contenants de styromousse seront interdits.