Pour Gatineau, la présence de ces arbres ravagés par l’agrile du frêne est devenue un enjeu de sécurité, à la fois pour les citoyens et les infrastructures.

Gatineau abattra la totalité de ses frênes d’ici trois ans

Les frênes auront complètement disparu du paysage gatinois d’ici trois ans. Ils auront tous été abattus.

Des dizaines de milliers l’ont déjà été. Près de 40 000 autres le seront d’ici 2020. Pour Gatineau, la présence de ces arbres ravagés par l’agrile du frêne est devenue un enjeu de sécurité, à la fois pour les citoyens et les infrastructures. Le comité exécutif a octroyé, mercredi, un contrat de deux ans à la firme Serviforêt de Saint-Stanislas pour un montant total de 2,3 millions $. Aucune firme de Gatineau n’a présenté une soumission conforme. « Le marché répond comme il répond, a noté le président du comité exécutif, Gilles Carpentier. On a fait un appel d’offres et ce n’est pas une firme de Gatineau qui a eu le contrat. »

La firme embauchée par la Ville concentrera ses efforts dans les boisés et les emprises de la Ville non aménagées. Des travaux de reboisement sont prévus « lorsque jugés nécessaires » sur les sites d’intervention. 

La Ville de Gatineau n’a pas cherché à monnayer les dizaines de milliers de billes de bois que ces travaux représenteront. « Il revient à l’entrepreneur de disposer des arbres », a indiqué M. Carpentier. Ce dernier a ajouté que l’utilisation, le transport et l’entreposage du bois coupé sont encadrés par le ministère de l’Environnement.