Selon le conseiller Blondin, le maire n'a pas respecté sa parole en allant défendre la position de la Ville sans débat sur la question.

Frais de croissance: Blondin «insulté» par la présentation du maire à Québec

Le conseiller municipal Jocelyn Blondin n'a toujours pas digéré la présentation du maire Maxime Pedneaud-Jobin en commission parlementaire, lundi, concernant les frais de croissance.
Selon lui, le maire n'a pas respecté sa parole quant à la tenue d'un débat sur la question avant d'aller défendre la position de la Ville devant les députés à Québec. 
«Je suis intervenu au conseil, l'automne dernier, pour dénoncer l'imposition par la Ville de Gatineau de frais de croissance aux institutions publiques comme les écoles et les hôpitaux, explique M. Blondin. J'ai pu convaincre quelques collègues de la nécessité de faire un tel débat. Le maire et la directrice générale m'ont dit qu'on ferait la discussion là-dessus au retour des Fêtes.»
C'est donc avec une certaine stupéfaction que le conseiller Blondin a appris que le maire allait s'adresser au gouvernement du Québec, lundi, sans que le débat n'ait eu lieu. 
«Ça m'insulte, lance-t-il. Je n'accepte pas ça. Je vais envoyer une demande officielle au président du conseil pour que ce débat se fasse en mars. J'ai été patient et poli, mais là, je veux qu'on fasse ce débat.»
La porte-parole du maire de Gatineau, Laurence Gillot, a précisé que le débat prévu n'a pas eu lieu parce que le dossier fait actuellement l'objet d'un litige en cour avec l'Association des professionnels de la construction d'habitations du Québec (APCHQ). 
«Le maire est allé défendre à Québec le règlement de la Ville tel qu'il a été adopté par l'ancien conseil municipal, note Mme Gillot. Si Jocelyn Blondin souhaite modifier ce règlement, il doit le faire en déposant une résolution qui sera débattue au conseil.»
M. Blondin affirme qu'il songe à forcer le débat sur la question en déposant une résolution pour exclure les institutions publiques des frais de croissance.