Gatineau a été durement touché par les inondations printanières.

Forum inondations 2017: «Ça prend des réponses», dit Pedneaud-Jobin

Maxime Pedneaud-Jobin amputera sa campagne électorale de deux jours afin d’aller chercher des réponses sur la gestion des barrages, les changements climatiques et les interventions d’urgence lors du Forum Inondations 2017, qui se déroule vendredi et samedi à Montréal.

« Je vais avoir deux chapeaux, d’abord et avant tout celui de maire de Gatineau, mais aussi celui de président du caucus des grandes villes de l’Union des municipalités du Québec », a précisé M. Pedneaud-Jobin, lundi, en marge d’une annonce de son parti.

Tout en considérant qu’il s’agit d’un « investissement important » en temps en raison de la campagne électorale qui bat son plein, Maxime Pedneaud-Jobin estime qu’il est « essentiel que Gatineau soit là, parce qu’on est la ville qui a eu le plus de sinistrés dans tout le Québec ».

Pendant les deux jours qu’il passera à Montréal, le maire de Gatineau siégera à la « table principale », qui réunira une vingtaine de « représentants du gouvernement, de décideurs municipaux et régionaux, de scientifiques et de membres d’organisations environnementales et de communautés autochtones », avait précisé le gouvernement en annonçant la tenue de l’événement.

« C’est nous qui allons interroger les conférenciers et les experts qui vont nous parler de toutes sortes de choses, comme les changements climatiques, les barrages et la gestion des interventions d’urgence, a fait savoir M. Pedneaud-Jobin. C’est un endroit important pour avoir des réponses que les gens demandent depuis longtemps. »

La gestion des barrages fait partie des éléments qui préoccupent le maire de Gatineau, qui souhaite savoir ce qui était prévisible et ce qui ne l’était pas par rapport à la crue des eaux.

« On a vu une augmentation impressionnante, notamment entre le 4 et le 5 mai, dans Pointe-Gatineau et un peu partout, où ça a monté de plusieurs pieds dans une seule nuit, rappelle-t-il. Je pense que les gens doivent savoir ce qui s’est passé. Il faut qu’on explique comment les décisions ont été prises. Est-ce que c’est quelque chose qui était prévisible ? Quand le gouvernement a fait appel à l’armée, ils avaient des données que nous, nous n’avions pas. […] Il faut être prudent, parce qu’il y a peut-être des choses qui n’étaient pas prévisibles. Ce qu’on a vécu là, on ne l’a jamais vécu en 100 ans, mais les gens se posent beaucoup de questions et ça prend des réponses, parce qu’il y a des gens qui ont trop perdu. Les conséquences ont été trop graves, trop dramatiques. »

Des discussions auront également lieu « sur l’avenir ». « Comment on protège ces quartiers-là ? Comment on s’assure de ne pas revivre ce qu’on a vécu ? Pour ça, tout le monde a des responsabilités, autant les villes que Québec », note Maxime Pedneaud-Jobin.