La Ville de Gatineau a versé 250 000$ à l'organisation du FMG pour éponger son déficit de la dernière édition.
La Ville de Gatineau a versé 250 000$ à l'organisation du FMG pour éponger son déficit de la dernière édition.

FMG: Pedneaud-Jobin dit comprendre les frustrations du milieu culturel

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Les critiques acerbes d’acteurs du milieu culturel devant l’aide de 250 000 $ octroyée par la Ville pour permettre au Festival des montgolfières de Gatineau (FMG) d’éponger son déficit ratent leur cible, estime le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Ce dernier dit cependant comprendre les frustrations du milieu face à la désorganisation du service des arts et de la culture de la ville.

«Je ne suis pas sûr que ce soit la bonne approche d’attaquer une institution comme le FMG, a réagi le maire, jeudi, dans la foulée de la sortie publique dans Le Droit de Steven Boivin, acteur bien connu du milieu culturel dans la région et membre de la commission des arts et de la culture de la Ville de Gatineau. Entre institutions culturelles, il me semble que ce n’est pas très porteur d’avoir une approche comme celle-là. Je crois profondément au FMG. C’est un événement identitaire. Des milliers de personnes y vont chaque année. Il faut qu’on préserve cet événement.»

À LIRE AUSSI: Gatineau éponge le déficit du FMG

> Difficultés du FMG: grogne dans le milieu culturel

>> La 33e édition du FMG sera cruciale

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin

Le maire a rappelé que le fond d’animation du centre-ville et les sommes consacrées au sentier culturel sont maintenant des dépenses récurrentes à Gatineau. «Quand je regarde nos investissements des dernières années pour nos artistes professionnels, pour les ateliers d’artistes, pour le patrimoine, je vois que les montants récurrents qu’on investit sont très grands», a-t-il insisté.

Cela étant dit, le maire Pedneaud-Jobin affirme comprendre que la frustration ait pu gagner le milieu culturel et assure que la Ville ne reste pas les bras croisés face aux critiques qui lui sont formulées. «Ça fait aussi suite à ce qui a été publié sur nos difficultés au service des arts et de la culture, dit-il. On s’y attaque, on veut que notre service redevienne le plus performant possible. Il y a un bout qui nous appartient, c’est de la gestion de ressources humaines et d’organisation du travail, mais on fait ça à l’interne. On a fait une réforme de structure qui a eu des résultats qui sont pour le moins qu’on puisse dire mitigés. Il y a un bout de ça qui nous appartient.»