L'oeuvre du grand Jos Montferrand
L'oeuvre du grand Jos Montferrand

Fini les fleurs pour Jos Montferrand

Il a l’air triste le grand Jos Montferrand à la sortie de l’autoroute 50, sur la rue Montcalm. On vient de lui retirer la pellicule plastique qui le protégeait depuis l’automne dernier. L’hiver a visiblement été rude pour la sculpture léguée à la Ville de Gatineau à la fin de l’exposition de mosaïcultures au parc Jacques-Cartier, en 2018. 

Le personnage plus grand que nature qui nourrit les histoires et légendes de la région depuis plus d’un siècle devrait avoir droit à un peu plus de respect dans les prochaines semaines. La Ville de Gatineau a octroyé un contrat de 35 000 $ à l’artiste visuel Jean-Yves Vigneau. Ce dernier devra transformer la statue. Son oeuvre sera intégrée au Sentier culturel. Le lancement de l’édition 2020 est prévu sous peu. 

M. Vigneau s’est récemment illustré dans l’organisation de l’exposition À perte de vue présentée à l’édifice de la Fonderie et qui a eu un fort retentissement dans le milieu des arts visuels à l’été 2017. C’est aussi lui qui signe l’oeuvre installée devant la caserne James-John-O’Farrel, dans le secteur Gatineau. 

La Ville de Gatineau a octroyé un contrat de 35 000 $ à l’artiste visuel Jean-Yves Vigneau pour transformer la statue de Jos Montferrand.

Exit les fleurs

Le service des communications de la Ville de Gatineau s’est bien gardé d’offrir des délais sur les changements qui seront apportés à la statue du grand Jos. Toutefois, selon les informations obtenues par Le Droit, l’enrobage de fleur qui définissait la sculpture sera complètement retiré, ainsi que le terreau qui se trouve à l’intérieur. 

Le nouvel habillage qui sera confectionné par l’artiste devra avoir un lien avec la thématique de la «cohabitation». Selon nos informations, l’oeuvre rendra hommage aux nombreux accomplissements de Jos Montferrand. L’espace autour de l’oeuvre sera aussi aménagé pour créer un lien avec la sculpture. Le grand Jos deviendrait aussi interactif. Une composante audio fera partie intégrante de l’oeuvre. 

Malgré une dépense de 35 000 $, l’oeuvre de Jean-Yves Vigneau ne sera pas permanente. Son exposition pourrait toutefois dépasser la stricte édition 2020 du Sentier culturel qui se terminera à la fin du mois de septembre. L’an passé, la Ville avait dépensé 54 000 $ pour faire refleurir la statue. Le contrat avait été octroyé aux Mosaïcultures internationales en raison de l’absence d’expertise à Gatineau pour un tel chantier floral. En 2018, le conseil municipal, à la majorité, avait refusé d’intégrer de manière récurrente au budget une dépense annuelle de 70 000 $ pour conserver l’oeuvre en mosaïcultures.