Feu vert à une nouvelle caserne de pompiers

Dans un peu plus d'un an, la vétuste caserne de pompiers James-John O'Farrell érigée en 1968 ne sera plus qu'une histoire du passé à Gatineau. Le contrat de 6 millions$ ayant été octroyé, les pelles mécaniques s'activeront dès ce printemps pour la construction d'une caserne 6 flambant neuve à l'intersection des boulevards Labrosse et St-René Est.
La relocalisation de cette caserne à peine un demi-kilomètre plus à loin était devenu inévitable, celle-ci ayant été conçue à l'époque pour accommoder uniquement quatre employés, sans compter que la Ville devait se conformer à son schéma de couverture de risques.
«C'est une caserne désuète qui nécessitait un remplacement», a commenté le vice-président du comité exécutif, le conseiller Gilles Carpentier.
Si l'échéancier est respecté, les pompiers devraient pouvoir entrer dans le nouveau bâtiment certifié LEED au printemps 2015. L'appel d'offres a été remporté par la firme gatinoise DLS Construction Inc.
Pas de femme
La caserne James-John O'Farrell a fait les manchettes en 2010 après que la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) eut demandé à l'employeur de se conformer aux normes en ajoutant une salle de toilettes strictement réservée aux femmes. Plutôt que d'obtempérer, la Ville de Gatineau avait alors décidé d'interdire aux pompières de travailler à la caserne, les réaffectant ailleurs sur le territoire. Le torchon avait alors brûlé entre l'employeur et la partie syndicale, qui dénonçait vivement la décision.
Quatre ans plus tard, cette mesure est toujours en vigueur même si des travaux effectués en 2011 ont permis d'aménager une toilette supplémentaire pour accommoder le personnel.
La Ville de Gatineau précise que cette mesure prendra fin dès que les pompiers déménageront leurs pénates dans la nouvelle caserne 6.
La construction de la nouvelle caserne entraînera la fermeture du parc-o-bus Jean-René Monette, où peuvent se garer 72 véhicules, mais l'agrandissement du stationnement incitatif de la station Labrosse du Rapibus (environ 250 places additionnelles) permettra de compenser pour la situation. La Ville et la STO ont travaillé conjointement afin de minimiser les impacts de la relocalisation du stationnement incitatif.
«La Ville a accepté de retarder le projet de caserne le plus longtemps possible, mais là on ne pouvait plus, ça aurait entraîné des coûts», note M. Carpentier.
Une centaine d'espaces de stationnement sont aussi disponibles au nouveau Parc-o-bus Branchaud-Brière, d'où il est possible d'accéder à la station Labrosse par les lignes 71 ou 76.
Impossible de savoir pour l'instant quel sort sera réservé au bâtiment abritant la désuète caserne. La démolition pourrait faire partie des alternatives.