La police de Gatineau a arrêté Claude Dorion pour menaces, extorsion et bris de probation. Son procès a été fixé au 22 mars, au terme de son enquête sur remise en liberté qui s'est terminée jeudi.

Fabrication de preuves: Claude Dorion pointe du doigt les policiers de Gatineau

Sorti de prison un peu plus de quatre ans après son arrestation pour trafic de drogue, Claude Dorion vient de renoncer à son enquête préliminaire dans une affaire de menaces et d'extorsion. Passant directement à procès, l'homme bien connu dans le milieu interlope a profité de la journée de jeudi pour pointer du doigt la police de Gatineau, l'accusant de fabrication de preuves.
En guerre ouverte avec les forces de l'ordre, le prévenu a voulu une fois de plus dénoncer le travail des enquêteurs et des policiers de Gatineau.
Lors de son dernier procès pour trafic de drogue, dans le cadre de l'opération Avalanche menée en mai 2012, il avait dénoncé deux policiers mêlés à une affaire de consommation de stéroïdes.
Il avait alors pris la parole pour parler du corps policier en des termes peu flatteurs.
Après une peine de 52 mois - sa peine étant terminée en décembre dernier - il est sorti de prison et a entamé une période de probation. Il a été arrêté à la mi-février après qu'un ancien revendeur de cocaïne, Martin Lortie, ait porté plainte contre lui. Le plaignant dit avoir été pourchassé par M. Dorion pour une vieille dette de drogue de 46 000 $. Claude Dorion a maintenu son plaidoyer de non-culpabilité, jeudi.
La police de Gatineau a arrêté Claude Dorion pour menaces, extorsion et bris de probation.
Son procès a été fixé au 22 mars, au terme de son enquête sur remise en liberté qui s'est terminée jeudi.
« J'ai un peu de difficulté, a lancé Claude Dorion, dans le box des accusés. Parce que je veux porter plainte pour fabrication de preuve de la police. Je n'ai jamais rencontré Lortie en mai 2012 (dans les jours précédant son arrestation dans le cadre d'Avalanche). Je veux porter plainte contre votre informateur. Au moins, c'est dit. »
Martin Lortie a allégué, ce mois-ci, que Claude Dorion lui avait passé un demi-kilo de cocaïne avant son arrestation, sachant qu'il allait probablement se faire arrêter. Claude Dorion nie cette allégation en bloc.