Denise Laferrière

Épicerie de l'Île de Hull: le transfert des fonds, «une formalité»

La conseillère Denise Laferrière aura besoin de l'appui du conseil municipal pour transférer les 300 000 $ réservés pour l'épicerie de l'île de Hull à un d'autres projets de son choix. Cette dernière s'attend à ce que ce soit une formalité et lance un avertissement aux élus qui voudraient lui mettre des bâtons dans les roues.
Le 28 mai 2013, le conseil municipal autorisait Mme Laferrière à transférer la somme de 301 471 $ mise de côté pour la réfection de la Fontaine des bâtisseurs, sur le boulevard Taché, vers le projet d'épicerie coopérative de l'île. La conseillère qui a finalement perdu patience dans ce dossier a récemment confirmé qu'elle retirait le financement prévu pour l'épicerie afin de financer d'autres projets avant de quitter la vie politique. 
«C'est vrai qu'il y a une résolution du conseil, mais ça se change une résolution», a-t-elle indiqué, mardi, au terme de la réunion du conseil municipal au cours de laquelle une pétition a été déposée pour que la conseillère maintienne le financement au projet de l'épicerie. 
Retour de l'ascenseur 
«Oui, ça va prendre une résolution du conseil pour que je puisse dépenser l'argent ailleurs, mais selon moi, ça ne sera qu'une formalité, a-t-elle ajouté. S'il y en a qui veulent faire de la politique là-dessus, je vous assure qu'on va s'amuser.»
Mme Laferrière soutient avoir appuyé certains de ses collègues dans des situations similaires et elle s'attend à la même chose de ces derniers. «Jamais je ne croirais que je ne pourrai pas gagner ce vote à 10 contre 9, lance-t-elle. Je m'attends à un retour d'ascenseur.» 
ACORN l'irrite
La conseillère a aussi tenu des propos durs envers l'organisme ACORN qui, selon elle, tente de se faire du capital de sympathie sur son dos depuis quelque temps. «C'est un groupe pancanadien qui n'est pas vraiment présent au Québec, dit-elle. Là, ils essaient d'avoir leur petit drapeau ici pour dire au monde qu'ils les défendent et par hasard, ils sont tombés sur l'épicerie de l'île. Oui, ils m'irritent.»