Plus de 1000 sites seraient souillés par des encombrants à Gatineau.

Encombrants: plus de 1000 sites à nettoyer

Nettoyer la ville de tous les encombrants laissés un peu partout par des citoyens depuis le début de l’été sera une tâche bien plus importante que ne le laisse entendre l’administration municipale.

La Ville refuse toujours de préciser combien de sites problématiques ont été identifiés par ses fonctionnaires dans le cadre de l’opération nettoyage annoncée la semaine dernière. Mercredi, le service des communications continuait d’affirmer, sans plus de précision, qu’un bilan détaillé suivra l’opération de nettoyage.

Or, une note interne envoyée mardi aux conseillers par le maire Maxime Pedneaud-Jobin et dont Le Droit a obtenu copie laisse entrevoir un portrait déjà très détaillé de la situation, secteur par secteur, rue par rue.

Tout près de 1300 sites, situés aux quatre coins de la ville, ont été ciblés par l’administration municipale pour l’opération nettoyage.

Le secteur Gatineau est le plus touché avec 506 sites où s’empilent des encombrants, suivi de Hull (350), Buckingham-Masson-Angers (266) et finalement Aylmer (142). La liste des adresses visées partagée par le maire montre une problématique très claire pour les multilogements. Certaines rues de la ville comptent plusieurs adresses problématiques. Les encombrants sont parfois empilés directement à la rue, où en fond de cour.

Mercredi, le service des communications indiquait au Droit que l’opération nettoyage a débuté « dans les derniers jours ». Dans les faits, le travail s’est amorcé lundi et est assuré par la firme Derichebourg. Quant aux encombrants récupérables, l’opération a été lancée mardi, mais un seul organisme à but non lucratif a accepté d’être partenaire avec la Ville en ce moment, note le maire.

Il rappelle aux conseillers de ne pas inciter les citoyens à jeter leurs encombrants à la rue. « Nos actions sur les collectes supplémentaires viendront en temps et lieu », écrit-il. Il ajoute qu’une campagne publicitaire et un « plan de communication approprié » sont actuellement en cours d’élaboration.

Rencontre à huis clos
Plus tôt cette semaine, le conseiller Jocelyn Blondin a demandé que la question des encombrants soit discutée à la table du comité plénier de mardi, mais le maire Pedneaud-Jobin qui contrôle l’ordre du jour de ces rencontres a refusé la requête.

Les membres de la commission de l’environnement et du développement du territoire, présidée par la conseillère Maude Marquis-Bissonnette, se pencheront pour une première fois, ce jeudi, sur les solutions à envisager à plus long terme pour éviter une répétition des dernières semaines.

La conseillère précise toutefois que cette partie de la rencontre se tiendra à huis clos afin de permettre aux membres de s’exprimer librement sur la question, sans crainte de se faire pointer du doigt par des citoyens. « Nous faisons ça pour protéger les membres de la commission », dit-elle.