L'entente pour la collecte de déchets entre la Ville de Gatineau et l'entreprise Derichebourg «est basée sur le nombre de portes à desservir et non pas sur le tonnage», selon une porte-parole de la municipalité.

Encombrants: pas de frais supplémentaires pour la collecte

La Ville de Gatineau n’aura pas à débourser de montant additionnel à Derichebourg pour les heures et les camions supplémentaires qui ont été nécessaires pour la collecte spéciale des encombrants qui a eu lieu au début du mois.

Un bilan plus détaillé de l’opération doit avoir lieu au cours des « prochaines semaines », mais déjà, la Ville de Gatineau est en mesure de confirmer que la collecte de matériaux de construction a pris une journée de plus que prévu dans le secteur Est, et une demi-journée supplémentaire dans l’Ouest. La firme Derichebourg a par ailleurs été dans l’obligation de déployer 15 camions de plus pour réaliser la corvée dans les secteurs Gatineau, Buckingham et Masson-Angers. Quant à la collecte de déchets encombrants, elle s’est réalisée dans les temps, d’un bout à l’autre de la ville, assure le service des communications.

« La Ville n’aura pas à assumer des coûts supplémentaires pour la collecte parce que notre contrat avec Derichebourg est basé sur un nombre de portes à desservir et non pas sur le tonnage », note Bianca Paquette, porte-parole de la Ville de Gatineau.

L’enfouissement des déchets encombrants pourrait pour sa part coûter plus cher que prévu si le tonnage excède les estimations de la Ville, mais l’administration ne s’attend pas à ça. Gatineau prévoit même faire quelques économies puisque les matériaux de construction collectés par Derichebourg sont maintenant recyclés plutôt qu’envoyés systématiquement au dépotoir. « Ça coûte moins cher de recycler que d’enfouir », note Mme Paquette. 

La présidente de la commission sur l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette, précise qu’elle attend le fin détail de toute l’opération avant d’en faire le bilan. Sa commission doit se rencontrer le 1er novembre. Différents scénarios seront alors présentés aux membres afin d’évaluer la possibilité de réajuster le tir. Si aucun changement n’est apporté, la prochaine collecte d’encombrants et de matériaux de construction aura lieu dans les deux premières semaines du mois d’avril. 

Selon la conseillère Louise Boudrias, l’expérience vécue jusqu’à maintenant devrait être suffisante pour forcer la Ville à revoir ses façons de faire. Elle affirme avoir reçu de nombreux courriels de la part de citoyen qui n’ont pas compris comment la dernière collecte spéciale fonctionnait. « Si les citoyens ont mal compris, c’est que nous avons mal communiqué », dit-elle. 

La réduction à quatre collectes d’encombrants par année, plutôt qu’une aux deux semaines comme c’était le cas auparavant, ne « répond clairement pas aux besoins de la population », insiste Mme Boudrias. « On voit déjà réapparaître des dépotoirs sauvages un peu partout, surtout près des boîtes de dons, note-t-elle. Des matelas et des vieux divans près des boîtes de la Saint-Vincent-de-Paul, on ne voyait pas ça avant. L’organisme est en nettoyage constant, ça n’a pas de bon sens. Ce sont des dépenses supplémentaires en personnel et en transport. C’est de l’argent que l’organisme doit dépenser et qui ne va pas aux gens dans le besoin. »