Des entreprises de service de nettoyage après sinistre ont été appelées mardi matin en raison des dégâts causés dans certaines résidences du quartier.

Dur lendemain de veille pour des résidents de Val-Tétreau

Ce fut un dur lendemain de veille, mardi matin, près du boulevard Alexandre-Taché. Le bris d’aqueduc de lundi soir a littéralement transformé des cours en patinoires, tandis que des compagnies d’après-sinistre s’affairaient à ramasser les dégâts causés par le torrent d’eau qui a déferlé dans Val-Tétreau.

Un couple demeurant sur la rue Belleau, rencontré en matinée par Le Droit, essayait tant bien que mal de nettoyer les traces laissées par l’eau. Avec un mercure qui n’atteignait que 12 degrés Celsius à l’intérieur en raison de l’interruption de l’alimentation en gaz naturel, les manteaux étaient de mise.

«Je préparais mon souper vers 18h, 18h15, a raconté la dame du couple. Puis, un moment donné, j’ai entendu l’eau dans l’évier, comme un petit refoulement. J’ai dit à mon conjoint ‘ça fait du bruit’. [...] Puis j’ai entendu ‘ka-pow!’ Il y a quelque chose qui a pété, ça a lâché, ça a déversé. C’était un torrent.»

Le sous-sol de la demeure a été inondé par environ six pieds d’eau. La pompe n,a pas fourni. «Tout est à l’envers dans la cave», a lancé le conjointe de la dame. La cour arrière n’est qu’un champ de glace. La voiture a aussi écopé.

Le couple, qui préfère ne pas être identifié, a pu rester à son domicile, puisque son panneau électrique est situé au rez-de-chaussée, et non au sous-sol, comme c’est le cas pour d’autres maisons voisines. «Ce sont de vieilles maisons», dit la sinistrée, qui n’a pas même pas dormi deux heures pendant la nuit. C’est un appel de la Ville signalant qu’un avis préventif d’ébullition de l’eau était en vigueur qui a mis fin abruptement à son sommeil, vers 5h30.

Les propriétaires s’estiment tout de même chanceux, puisque l’eau n’a pas atteint leur rez-de-chaussée.

Il s’agissait d’un malheureux scénario que le couple avait déjà vécu en août 2004, lorsqu’une erreur lors de travaux de forage réalisés par une entreprise privée avait causé un bris d’aqueduc majeur au coin Alexandre-Taché/Belleau. Des geysers d’eau avait alors été observés, ce qui avait causé des inondations dans le secteur.

Avec Louis-Denis Ebacher, Le Droit