Le conseiller municipal, Mike Duggan, affirme qu’il pourrait fonder son propre parti politique à Gatineau avant de le dissoudre une fois qu’il aurait pris le pouvoir en 2021.

Duggan veut fonder un parti pour... le dissoudre

Le conseiller Mike Duggan songe à fonder un parti politique qu’il pourrait dissoudre une fois qu’il aurait pris le pouvoir après les élections municipales de 2021.

L’élu du district Deschênes a réservé le nom de parti Infrastructure Outaouais auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) au cours des derniers jours.

L’information a d’abord été relayée par Le Bulletin, mardi. M. Duggan a confirmé le tout dans les heures qui ont suivi.

« Un parti temporaire ça veut dire qu’après qu’on a un mandat et que les orientations sont assez solides et qu’on est avancé dans la première année de mandat, on pourrait dissoudre le parti, a-t-il expliqué. C’est un concept. On sait que les citoyens n’aiment pas tellement les partis au niveau municipal. Ils veulent que les gens soient les plus indépendants possible, mais pour naviguer dans une campagne électorale, il faut chercher des solutions en commun. »

Chef intérimaire

M. Duggan se donne jusqu’en mars prochain pour décider s’il lancera un deuxième parti sur la scène politique gatinoise. Il a confirmé être entré en contact avec l’ancien candidat à la mairie, Clément Bélanger. Ce dernier cherche aussi à fonder un parti politique pour affronter Action Gatineau dans deux ans. « Oui, j’ai été en contact avec le monsieur et ça se peut que les intérêts vont se rallier ensemble », a-t-il mentionné. M. Duggan affirme être disposé à occuper le poste de chef par intérim de l’éventuel parti Infrastructure Outaouais. « Mais je n’ai pas l’intention de me présenter à la mairie », a-t-il ajouté. Le conseiller admet par ailleurs la fondation de son parti politique aurait, entre autres, une raison monétaire. « On ne peut pas cacher que gérer une campagne prend des ressources, a-t-il dit. Des ressources humaines. Ça prend quelque chose pour rallier des bénévoles. Il faut acheter des équipements pour une campagne et oui, il y a un aspect monétaire. »

Infrastructure Outaouais ne serait pas pour autant dénué d’idées, a insisté M. Duggan. « Il faut une alternative au parti actuellement en place qui est vu comme anti-pont et qui insiste sur des grands projets structurants avant même d’avoir les résultats d’une étude, a-t-il affirmé. On parle aussi de transport, de les arrimer les infrastructures avec Ottawa, d’infrastructures économiques et sociales aussi. On veut être ouvert d’esprit et voir tous ces systèmes comme des systèmes complexes et chercher des solutions techniques et pas juste politiques pour appuyer les égos de petits groupes de personnes. »