Du nouveau pour Mosaïculture cet été

« C’est un bijou qu’on va présenter », s’exclame la vice-présidente exécutive des Mosaïcultures internationales, Lise Cormier, visiblement enthousiasmée par l’exposition que son équipe a réussi à préparer pour une deuxième année consécutive au parc Jacques-Cartier de Gatineau.

Selon le président du conseil d’administration des Mosaïcultures, Louis Roquet, livrer une exposition complète pour une deuxième année consécutive dans la même ville relève de ni plus ni moins de l’exploit. En conférence de presse, il s’est dit heureux de présenter les structures florales à Gatineau « pour une deuxième et dernière année ».

Lorsque questionné par Le Droit, M. Roquet précise toutefois sa pensée. Les Mosaïcultures pourraient revenir à Gatineau dans quelques années, mais ce ne sera pas le cas en 2019. Revenir pour une troisième année consécutive au même endroit serait très demandant pour l’équipe derrière cet événement unique.

« C’est la première fois qu’on fait deux expositions de suite. C’est vraiment parce qu’on a senti que toute la région [...] souhaitait qu’on revienne parce que ç’a eu un impact important l’an dernier, explique Louis Roquet. On n’a pas le choix, à cause du niveau des appuis qu’on a, d’avoir une billetterie. [...] Il faut qu’on fasse quelque chose qui est encore plus frappant que l’an dernier. »

Nouveautés et classiques

À compter du 22 juin (deux jours plus tôt que ce qui a été annoncé initialement), le public pourra admirer l’ensemble des œuvres. Parmi elles, il y aura des visages familiers comme la « Terre mère », pièce maîtresse au parc Jacques-Cartier l’été dernier.

Cette année, l’œuvre qui devrait retenir particulièrement l’attention est « L’arbre aux oiseaux » qui représente pas moins de 56 espèces en voie de disparition. L’assemblage des 200 pièces qui forment cette sculpture est maintenant complété après deux semaines de dur labeur.

Mosaïcultures internationales a également choisi Gatineau pour présenter des pièces inédites dont, pour la première fois, une sculpture en mouvement. Il s’agit d’une ballerine qui tourne sur elle-même. « Pas trop vite », précise Mme Cormier puisque les fleurs tomberaient peu à peu.

Comme l’événement est unique en son genre, il attire un public de fidèles qui provient de partout dans le monde, selon M. Roquet. D’ailleurs, une offensive médiatique est prévue au cours des prochaines semaines dans le nord-est des États-Unis afin d’attirer un maximum de touristes à Gatineau. Des représentants de Tourisme Outaouais et de Tourisme Ottawa se rendront à Chicago, New York et Boston pour faire la promotion de Mosaïculture Gatineau 2018. Dans la Grosse Pomme, une trentaine de médias sont attendus à la conférence de presse.

Les sculptures florales seront en place du 22 juin au 15 octobre. Rappelons que contrairement à l’an dernier, l’accès au site n’est pas gratuit et coûte 20 $ pour les gens 12 ans et plus. Un passeport saisonnier coûte 15 $ pour les résidents de Gatineau.

À noter également qu’une thématique est prévue chaque week-end. Les conseillers municipaux de Gatineau agiront tour à tour à titre d’ambassadeurs pour faire la promotion de ces événements spéciaux, par exemple sur le tintamarre acadien et une commémoration du 70e anniversaire du bombardement atomique d’Hiroshima.