Le rapport d’analyse du modèle d’affaires du Domaine des flocons est «limpide», selon le maire de Gatineau.

Domaine des flocons: ne pas réparer ce qui fonctionne, dit Pedneaud-Jobin

Le rapport d’analyse du modèle d’affaires du Domaine des flocons est « limpide », selon le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Transférer la production de l’événement à une entreprise privée ne présente aucun avantage.

« Il ne faut pas essayer de réparer quelque chose qui n’est pas brisé », a-t-il résumé, mardi matin, alors que Le Droit publiait les conclusions du rapport produit par la firme Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT). Le document avait été commandé par la Ville après que la conseillère Louise Boudrias ait réussi à convaincre le conseil que des économies pourraient être dégagées si la municipalité sous-traitait sa partie de la production du Domaine des flocons. 

« C’est clair que ce n’est pas payant du tout, a noté le maire Pedneaud-Jobin. S’il y a des économies, elles sont négligeables et elles viendraient peut-être même avec des effets pervers. La contribution municipale des cols bleus est tellement grande qu’un partenaire privé devrait quand même faire affaires avec la Ville. À la fin, ce n’est même pas certain qu’on dégagerait des économies. »

Entente à long terme

La production du Domaine des flocons représente des dépenses d’environ 1,2 million $ par année. La Ville de Gatineau assume 50 % de la facture depuis 2012, alors que Patrimoine canadien paie l’autre moitié. RCGT recommande toutefois à la Ville d’être plus impliquée dans la définition de l’événement dont la marque de commerce et les décisions finales appartiennent à Patrimoine canadien. La firme recommande à la Ville d’en venir à une entente sur plusieurs années avec le gouvernement fédéral afin d’avoir une vision à long terme conjointe de l’événement. 

« Présentement, on est satisfait de ce qui se passe là, a lancé le maire. Ce n’est pas comme si on avait des frustrations et qu’on ne pouvait pas les exprimer. C’est une fête familiale qui a beaucoup de succès. Mais on va s’assurer que la planification à long terme se fasse avec nous. » 

En ce sens, le maire ajoute qu’il serait pertinent pour la Ville et Patrimoine canadien d’avoir une entente à long terme. « Actuellement, le protocole doit être renouvelé chaque année. Les économies à faire sont négligeables et viendraient peut être avec des effets pervers, parce que la contribution municipale des cols bleus est tellement grande qu’un partenaire privé devrait quand même faire affaire avec la ville, pas sûr qu’à la fin, il y aurait même des économies ».