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Le projet-pilote de recyclage de styromousse instauré par la Ville de Gatineau a permis de détourner l’équivalent de 24 camions de 53 pieds des sites d’enfouissement.
Le projet-pilote de recyclage de styromousse instauré par la Ville de Gatineau a permis de détourner l’équivalent de 24 camions de 53 pieds des sites d’enfouissement.

Dix tonnes de styromousse détournées de l’enfouissement à Gatineau

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
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Alors que le projet-pilote de recyclage de styromousse instauré par la Ville de Gatineau a permis de détourner l’équivalent de 24 camions de 53 pieds des sites d’enfouissement, les citoyens peuvent encore se départir de cette matière lors des collectes d’encombrants-déchets, qui se ramassent tous au dépotoir.

Depuis la fin octobre 2020, les Gatinois ont l’option de se débarrasser du polystyrène #6 – communément appelé styromousse – dans les écocentres, afin qu’il puisse être réutilisé pour la fabrication de mobilier urbain, d’isolant et de béton. Dans le cadre d’un partenariat avec le Groupe Gagnon, une entreprise qui se spécialise dans les services de déchiquetage, de recyclage et d’entreposage, les écocentres acceptent autant les panneaux isolants que les emballages de produits électroniques et les barquettes contenant des aliments. Dans ce dernier cas, les contenants doivent être rincés et nettoyés afin d’éliminer les résidus de nourriture.

La Ville de Gatineau a indiqué au Droit que depuis la mise en place de ce projet-pilote, «c’est l’équivalent de 24 camions de 53 pieds de styromousse qui a été récupéré aux écocentres». Cela représente dix tonnes de styromousse, soit environ 2,5% des quelque 406 tonnes de cette matière dont la population gatinoise se débarrasse chaque année.

En plus des citoyens qui vont eux-mêmes porter leur styromousse dans un écocentre, certains laissent un bac devant leur résidence pour récupérer le polystyrène de leur voisinage. Des associations de résidents de certains quartiers ont également organisé des collectes dédiées à la styromousse depuis la mise en place du projet-pilote.

Encore à l’enfouissement

En contrepartie, la styromousse demeure acceptée lors des collectes d’encombrants-déchets, qui ont lieu huit fois par année. Ces collectes permettent aussi aux citoyens de se départir de matières telles que des matelas, du tapis, des baignoires ou certains meubles, qui finissent leur parcours à l’enfouissement.

La Ville n’est pas en mesure de comptabiliser la quantité de styromousse amassée lors de ces collectes. «Lors des collectes spéciales, les encombrants-déchets sont ramassés en vrac et ne sont pas triés avant l’envoi à l’enfouissement, ont indiqué les autorités municipales. Il est donc difficile de spécifier le volume ou le poids récupéré lors de ces collectes.

La suite

Y a-t-il un plan de match pour sortir la styromousse des matières acceptées lors des collectes d’encombrants? «Pour l’instant, l’acceptation du styromousse aux écocentres est un projet-pilote, rappelle la Ville. La décision de rendre ce service permanent devrait être prise d’ici l’échéance du contrat de valorisation de cette matière, soit le 31 décembre 2021. Entre-temps, la Ville poursuit sa réflexion quant aux moyens de récupérer cette matière.»

Sur son site Internet, la Ville note que la styromousse ne doit pas être déposée dans le bac bleu servant à récupérer les matières recyclables habituelles. «La styromousse est une mal-aimée dans les centres de tri de matières recyclables comme Tricentris, précise la Ville. Elle se défait en microbilles qui se collent aux autres matières et constitue un contaminant important, surtout en cette période où les enjeux de qualité sont si grands.» De par son faible poids, une tonne de styromousse occupe autant d’espace que 34 tonnes d’ordures ménagères dans un site d’enfouissement.