Le maire de la Ville de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Dix-sept questions à Maxime Pedneaud-Jobin pour finir 2017

Le Droit s'est entretenu avec le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, afin de faire un retour sur 2017 en 17 questions.

1. Quel a été, selon vous, l’événement le plus marquant de 2017 à Gatineau ?

La réponse des citoyens-bénévoles et de la Ville lors des inondations.

2. À quel moment lors des inondations avez-vous pris conscience qu’on se dirigeait tous, collectivement, dans une crise jusque-là inégalée ?

Dans la nuit du vendredi au samedi, entre le 5 et le 6 mai. Les gens ont vu l’eau monter rapidement de plusieurs pieds au cours de cette seule nuit. Des gens se sont couchés en se disant qu’ils allaient déplacer leur auto le lendemain et quand ils se sont levés, ce n’était plus possible de déplacer leur voiture, il y avait trop d’eau.

3. Quel apprentissage devons-nous garder de ces événements tragiques ?

Il y aurait beaucoup à dire, mais que les citoyens peuvent répondre de façon spectaculaire et qu’il nous faut savoir mieux profiter de leur volonté d’aider. 

4. Quel souvenir, bon ou mauvais, gardez-vous de la dernière campagne électorale ?

Le moins bon souvenir, c’est le taux de participation, c’est une grande déception pour moi. 

5. Que comptez-vous faire pour que cesse l’érosion du taux de participation des Gatinois aux élections municipales ?

Il faut mieux faire connaître les actions municipales et leur importance dans tous les domaines, les sports, les loisirs, la culture et l’économie. 

6. Qu’est-ce qui est le plus difficile, à notre époque, pour un politicien ?

C’est qu’on n’a pas assez de temps pour réfléchir. On se sent souvent pris dans de la télé-réalité. On nous demande de réagir à des rapports qu’on n’a pas eu le temps de lire et c’est aussi vrai pour les journalistes que le politicien. 

7. De quel opposant politique qui n’est plus au conseil aujourd’hui allez-vous le plus vous ennuyer ?

Denise Laferrière, parce qu’on était plus souvent en accord qu’on pouvait le penser.

8. Envisagez-vous la possibilité de briguer un 3e mandat à la mairie de Gatineau en 2021 ?

Évidemment. J’aime mon travail.

9. Ce n’est pas une légende urbaine, la presse régionale est en danger, ici comme ailleurs. Quelle est l’importance, selon vous, d’avoir une faune médiatique régionale forte ?

C’est essentiel parce que plus elle est faible, plus la démocratie est faible. 

10. Quelle appréciation faites-vous du travail des médias de la région ?

Il faudrait prendre beaucoup de temps pour en parler. Les salles de nouvelles se vident et ça m’inquiète. 

11. L’année 2018 est une année électorale à Québec. Quelle importance revêt cette campagne pour le monde municipal ?

Elle est très importante parce qu’on va parler beaucoup de fiscalité municipale. Il faut que les villes aient les moyens de leurs ambitions et les moyens de leurs responsabilités. 

12. Vous dites souvent que vous faites de la politique et non pas de la magie. Quel serait votre premier tour de magie si vous étiez magicien ?

Intéresser tous les citoyens à la politique municipale.

13. Trois questions en une, cette fois. Quel livre souhaitez-vous lire dans le temps des fêtes ? Quel film devez-vous voir ? Quel album de musique pourrait jouer en boucle pendant vous vacances ?

J’ai des tonnes de bandes dessinées à lire. Pour la musique pendant les vacances, ce sont des chansons de Noël, j’adore les chansons de Noël. Et le film que je veux voir c’est Brice de Nice 3, même si mon attachée de presse n’a pas beaucoup de respect pour ça. 

14. Est-ce qu’il y a une tradition du temps des fêtes qui est cher à la famille Pedneaud-Jobin ?

Développer les cadeaux le matin de Noël, parce que c’est bien connu, le père Noël passe pendant la nuit. 

15. Quand vous pensez aux Noëls de votre enfance, quelle image vous revient instantanément en tête ?

La belle petite église de Notre-Dame-de-la-Salette où on allait toujours à la messe de minuit.

16. Quel est votre vœu pour le conseil municipal en 2018 ?

Qu’il ait à la fois du courage et de la sagesse.

17. Quel est votre vœu pour les Gatinois en 2018 ?

Que les Gatinois soient fiers de ce qu’ils ont fait en 2017 lors des inondations et pour le 150e de la Confédération canadienne. 


NDLR: Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a accepté de se prêter à une entrevue de fin d’année similaire, avec Le Droit, mais ses ennuis de santé ont forcé sa remise en janvier. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.