«Ça va de soi, lance le maire Maxime Pedneaud-Jobin. C'est ça qu'on veut. L'autonomie, ça marche de tous les côtés.»

Diversification des revenus: «les citoyens nous jugeront», dit le maire

Ce n'est pas le maire de Gatineau ni le président du comité exécutif qui vont se plaindre d'entendre le premier ministre du Québec affirmer qu'il revient aux élus municipaux de lever de nouvelles taxes, mais aussi d'en être imputables envers leurs citoyens.
«Ça va de soi, lance Maxime Pedneaud-Jobin. C'est ça qu'on veut. L'autonomie, ça marche de tous les côtés. On est redevable de nos dépenses, sur nos revenus, et les citoyens nous jugeront.»
Gilles Carpentier abonde dans le même sens. Les propos tenus par le premier ministre Philippe Couillard en rencontre éditoriale dans les bureaux du Droit sont, dit-il, tout à fait cohérents avec ce que dit le gouvernement du Québec depuis le début. «Il comprend que les villes ont besoin de plus de flexibilité, mais il s'attend aussi à ce que les élus soient responsables et imputables des décisions qu'ils prendront», note M. Carpentier. 
Le maire de Gatineau reconnaît qu'il y a un risque politique a mettre en place de nouvelles formes de taxations, «mais avec 87% de dépendance à la taxe foncière, ne pas diversifier nos revenus c'est aussi se condamner à devoir augmenter cette taxe, alors qu'il y a des revenus qui sont bien plus intéressants et qui diminuent la pression sur la taxe foncière», insiste-t-il.
Un bilan du plan de diversification des revenus de la Ville de Gatineau doit être présenté lors de l'étude du budget en novembre prochain.