Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin estime que les principes de protection des victimes et de la liberté de la presse s’affrontent dans ce dossier.

Deux principes fondamentaux s’affrontent, selon Pedneaud-Jobin

L’arrestation d’un journaliste dans le cadre de ses fonctions par le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) à la suite d’une plainte pour harcèlement criminel est une « situation très délicate » qui donne lieu à l’« affrontement entre deux principes fondamentaux », selon le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

« Le premier c’est la protection des victimes alléguées et l’importance de présumer de leur bonne foi, et le second c’est la protection de la capacité des journalistes à faire leur travail, a-t-il lancé en entrevue avec Le Droit. Ce sont deux principes extrêmement importants et c’est la démarche légale en cours qui va nous permettre de voir lequel de ces principes était menacé. Ce sont les faits qui vont nous permettre de porter un jugement là-dessus. »

Le maire s’est bien gardé de porter un jugement sur l’arrestation du journaliste Antoine Trépanier de Radio-Canada. La version de la plaignante n’est pas publique pour l’instant et elle sera déterminante pour porter un jugement sur l’incident, a rappelé le maire.

« On est dans un cas où le SPVG applique la loi telle qu’elle est construite maintenant, a-t-il insisté. Les policiers ont posé les gestes qu’ils devaient poser dans un cas de plainte pour harcèlement criminel. Est-ce qu’avec cet événement on est en train de trouver une faille légale ? C’est la suite des choses qui va nous éclairer. Si on devait être devant une faiblesse de la loi et de sa capacité à protéger le droit des journalistes à faire leur travail, il faudra changer la loi. Pour l’instant, le SPVG applique la loi actuelle. »

Maxime Pedneaud-Jobin a par ailleurs salué le travail du chef de police Mario Harel dans ce dossier. « Il rend des comptes, il fait face à la musique et il répond aux questions, a souligné le maire. Il a expliqué comment la loi s’applique et les gestes que les policiers ont posés. »