Le mégacentre Destination Vanier, situé aux abords du chemin Vanier entre le boulevard des Allumettières et le boulevard du Plateau.

Destination Vanier: la discussion se poursuit entre le maire et la DG

Est-ce que l’administration municipale pouvait imposer un vote sur l’agrandissement du mégacentre Destination Vanier lors du dernier conseil municipal alors que le comité exécutif avait demandé à ce que cet item soit retiré de l’ordre du jour et reporté d’un mois ? La réponse à cette question n’est toujours pas claire dans l’esprit du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, une semaine après l’incident.

En théorie, affirme le maire, le dernier mot sur l’ordre du jour appartient au pouvoir exécutif. « Mais il y a plusieurs versions, a-t-il lancé en entrevue avec Le Droit. La discussion sur la procédure n’est pas terminée. Pour moi, ça va rester du cas par cas en fonction du dossier. Ce n’est que dans des cas d’urbanisme que cette réflexion-là se pose. Le promoteur a un droit, il veut que son dossier chemine. Mais on peut aussi, pour des raisons politiques, dire qu’un dossier doit être reporté afin, par exemple, d’avoir plus de temps pour consulter ses citoyens. »

M. Pedneaud-Jobin mentionne que l’étendue des pouvoirs exécutifs et administratifs fait très régulièrement l’objet de discussion entre lui et la directrice générale de la Ville, Marie-Hélène Lajoie. « Très fréquemment, j’ai des discussions là-dessus avec Mme Lajoie, sur le processus, sur le fait qu’on n’a pas eu assez de temps. On va faire la même réflexion dans ce dossier-là. Moi, je n’appelle pas ça de l’ingérence, j’appelle ça de la volonté de voter en sachant sur quoi on vote. Là où la réponse est encore floue, c’est qu’il y a un processus administratif en urbanisme qui suit son cours. Il y a une limite à ce qu’on peut faire pour retarder des dossiers. On ne peut pas tuer un projet en ne le mettant pas à l’ordre du jour. »

Ce type de discussion sur le partage des pouvoirs entre l’exécutif et l’administratif va se poursuivre encore un temps à Gatineau, estime M. Pedneaud-Jobin. « La place du politique dans les processus, c’est une question qui revient souvent, souvent depuis que je suis là et ça ne changera pas parce qu’on est dans une période de transition dans le monde municipal, explique le maire. On a des élus qui posent bien plus de questions qu’avant, sur bien plus de dossiers qu’avant. »