Longtemps laissés de côté à cause d’un jugement de la Cour du Québec, les radars photo mobiles ont récemment repris du service.

Des radars photo qui génèrent peu de revenus

Les quatre radars photo mobiles déployés sur le territoire de Gatineau ont recommencé à distribuer des constats d’infraction au compte-gouttes, après deux ans et demi de stagnation. Depuis janvier, par contre, ils ont généré à peine 82 000 $.

Concrètement, ce n’est qu’à une dizaine d’endroits que de nouvelles sommes d’argent ont recommencé à entrer dans les coffres de l’État, dont l’avenue de Buckingham, la rue Saint-Louis, ainsi que les boulevards Saint-Raymond et La Vérendrye.

C’est cependant sur le tronçon du boulevard Maloney Est, situé à proximité du boulevard Labrosse, que l’on retrouve le radar photo mobile le plus rentable des six derniers mois, ayant pincé 140 conducteurs en flagrant délit pour un total de 12 500 $ en contraventions. 

Il s’agit d’une hausse de 17 % par rapport aux données de 2017.

Les plus récentes données, compilées par le ministère de la Justice, font référence aux constats dont la transmission au défendeur est réussie.

Depuis leur mise en service en sol gatinois, en octobre 2015, les radars photo mobiles ont permis de récolter un montant de 3 721 000 $ en constats d’infraction.

Le palmarès a peu ou pas changé, alors que le tronçon des boulevards Gréber et Fournier (566 000 $) est toujours de loin au premier rang, suivi du boulevard des Allumettières (Vanier à Wilfrid-Lavigne) avec 397 000 $ et du boulevard Saint-Raymond/Chemin Pink (272 000 $). 

À eux seuls, ces trois sites accaparent le tiers de la somme globale cumulée par les cinémomètres mobiles.

Pour plusieurs artères importantes, les chiffres n’ont toujours pas bougé d’un iota depuis le printemps 2017, par exemple les boulevards Gréber, Saint-Joseph et des Allumettières, sans compter la quasi-totalité de la vingtaine de zones scolaires visées par le projet.

L’an dernier, Le Droit rapportait que ces appareils n’avaient pas rapporté un sou dans les coffres de l’État depuis le printemps 2017, n’ayant pas repris du service à la suite du jugement rendu par la Cour du Québec en novembre 2016 en lien avec la validité de la preuve.

Au sujet du statu quo à Gatineau, le ministère des Transports du Québec (MTQ) répète depuis des mois qu’une hausse du nombre de constats signifiés est imminente. 

En février dernier, on indiquait que le tout surviendrait « lorsque de nouvelles fonctionnalités informatiques (seraient) implantées et que du personnel supplémentaire (aurait) été embauché et formé ».

Le ministère précisait toutefois que « la seule présence d’appareils et de signalisation en bordure de la route a une incidence positive sur le comportement des gens ».

Appareils fixes

Quant au cinémomètre fixe installé à l’angle des boulevards Maisonneuve et Sacré-Cœur, il ne chôme pas. Uniquement entre le 1er février et le 30 juin, l’appareil en service depuis l’été 2016 a généré des revenus de 805 000 $, un total de 9004 contraventions ayant été distribuées. 

C’est donc en moyenne 50 conducteurs par jour qui ont été photographiés avec le pied trop pesant.

Depuis trois ans, ce seul appareil a permis à Québec de récolter 2 632 000 $.

Quant à la caméra au feu rouge installée au même endroit, elle a généré des revenus d’un peu plus de 93 000 $ depuis sa mise en fonction. 

Depuis le début février, elle a permis de remettre 206 constats d’infraction.

Globalement, depuis leur implantation, l’ensemble des appareils radars photo et la caméra au feu rouge en fonction en sol gatinois ont permis au gouvernement d’empocher un montant de 6 490 000 $.

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