Le maire Maxime Pedneaud-Jobin et son équipe travaillent sur un portrait précis de ce qui a été négligé en raison des inondations.

Des nouvelles priorités de fin de mandat pour Gatineau

Les inondations du printemps dernier ont chamboulé la vie de milliers de personnes, mais elles ont aussi foutu en l’air toute la programmation des priorités municipales. « Le bouleversement est assez profond », a admis le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, vendredi, lors de son traditionnel bilan qui précède les vacances estivales.

La situation forcera l’administration et le conseil municipal, dès le retour du congé d’été, à revoir leur plan de match pour la fin du mandat « dans toutes sortes de domaines ». Le maire Pedneaud-Jobin a précisé que les fonctionnaires et « un certain nombre d’élus » travaillent déjà sur un portrait des retards causés par les inondations dans une multitude de dossiers.

« Il faut un portrait précis de ce qui a été négligé en raison des inondations pour qu’ensemble on puisse refaire des choix de priorités », a expliqué le maire. L’une des « déceptions du printemps », selon lui, est de ne pas avoir été en mesure de présenter publiquement le rapport et le plan d’action qui ont découlé du Sommet du vivre-ensemble. « On a raffiné tout ça avec les partenaires, on voulait le rendre public ce printemps, mais on va devoir faire ça cet automne », a-t-il souligné.

Le maire Pedneaud-Jobin précise cependant que les inondations n’ont pas complètement bloqué l’ensemble de l’activité municipale ce printemps. Certains dossiers, comme l’achat d’un terrain de 10 millions $ dans le secteur du Plateau pour y construire le nouveau complexe multiglaces de l’ouest, ont été menés à terme. « Il fallait que ce dossier continue d’évoluer pendant la crise », a noté le maire.

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Parmi les autres dossiers qui ont suffisamment cheminé au cours des derniers mois pour qu’ils se taillent une place dans le bilan, le maire cite en exemple la décision prise par le conseil de démolir Place des Pionniers pour y reconstruire un nouvel immeuble de 44 millions $ qui abritera la future bibliothèque Lucy-Faris. Il a aussi salué le travail abattu pour le plan directeur vélo, la réfection du boulevard Saint-Joseph, l’aménagement urbain autour du futur complexe multiglaces de la Cité et le fonds de soutien au centre-ville. 

Gatineau s’est aussi fait entendre dans plusieurs dossiers nationaux, a noté le maire, comme l’encadrement du cannabis, la crise du logement, les inondations et le train léger. « Il y a aussi eu beaucoup de travail avec le gouvernement pour remettre à jour le dossier Outaouais ».

Les prochains mois ne seront pas de tout repos. Dès la rentrée, le pays sera au cœur d’une campagne électorale. Au même moment, le monde municipal et le gouvernement du Québec tenteront de mettre la dernière touche à un nouveau pacte fiscal qui suscite bien des attentes dans les villes. Les inondations demeureront au cœur des enjeux. Le conseil devra aussi procéder à l’étude du budget 2020. L’exercice s’annonce important puisque ce sera l’occasion pour le conseil de se doter d’un nouveau plan de développement des infrastructures. Le dernier avait donné lieu à tout le plan de redéploiement des bibliothèques, aux investissements majeurs dans le centre-ville et pour le nouveau pavillon du parc des Cèdres.