La Ville de Gatineau propose l’utilisation d’une parcelle de terrain sur le site de l’aréna Robert-Guertin, dans le centre-ville, pour accueillir pendant une période maximale de trois ans un projet de bâtiments modulaires destinés à une clientèle en situation d’itinérance.
La Ville de Gatineau propose l’utilisation d’une parcelle de terrain sur le site de l’aréna Robert-Guertin, dans le centre-ville, pour accueillir pendant une période maximale de trois ans un projet de bâtiments modulaires destinés à une clientèle en situation d’itinérance.

Des modulaires pour itinérants sur le site Guertin?

La Ville de Gatineau propose l’utilisation d’une parcelle de terrain sur le site de l’aréna Robert-Guertin, dans le centre-ville, pour accueillir pendant une période maximale de trois ans un projet de bâtiments modulaires destinés à une clientèle en situation d’itinérance. Le projet permettrait d’offrir 45 chambres et une cafétéria.

La réalisation de cet hébergement atypique proposé par l’organisme Mon Chez-Nous ne pourra toutefois pas devenir cette année une réponse au problème d’hébergement des itinérants qui a été exacerbé par la pandémie de COVID-19. L’organisme devrait d’abord obtenir un engagement financier de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) et confirmer l’admissibilité aux programmes de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Des autorisations municipales seront aussi nécessaires.

Le conseil municipal a adopté, mardi, une résolution d’appui aux démarches de Mon Chez-Nous. Il demande aussi un appui financier du gouvernement du Québec pour que le projet de centre d’hébergement d’urgence puisse se réaliser afin de mieux répondre aux besoins des personnes en situation d’itinérance. La Ville rappelle que le centre d’hébergement d’urgence actuellement situé dans le centre Robert-Guertin accueille présentement 60 personnes qui pourraient devoir être relocalisées lors de la reprise des activités des Olympiques de Gatineau.

Hébergement de transition

Le Gîte ami a aussi obtenu l’appui du conseil pour un projet d’hébergement de transition sur lequel il travaille depuis déjà quelques années. La Ville mettra sur pied un comité technique réunissant différents partenaires afin d’accélérer la planification du projet. La Ville doit aussi identifier les terrains disponibles qui répondraient aux besoins exprimés par le Gîte ami.

Lise Paradis, directrice générale du Gîte, a expliqué au Droit que le projet prévoit d’abord un immeuble de 15 à 20 chambres qui offrirait aux résidents du soutien communautaire accru. Un autre immeuble de 20 studios avec une cuisine commune serait aussi construit. «Ce projet est nécessaire parce que la marche peut parfois être très haute pour certaines personnes de passer d’un refuge d’urgence à un appartement, a-t-elle expliqué. Notre projet serait un entre-deux.»

Les consultations réalisées par l’organisme ont permis de déterminer qu’un terrain situé à l’extérieur du centre-ville pourrait être favorable afin de permettre aux personnes hébergées de manière transitoire d’effectuer une «coupure». Mme Paradis dit espérer que la Ville pourra identifier un terrain capable de recevoir ce projet d’ici la fin de l’été. «La construction pourrait commencer d’ici un an ou deux», a ajouté la directrice générale du Gîte ami.