La grande journée des petits entrepreneurs aux Galeries de Hull.

Des jeunes en affaires [PHOTOS]

Près de 80 enfants de 5 ans à 12 ans de l’Outaouais se sont rendus aux Galeries de Hull samedi pour brasser des affaires dans un contexte festif et amical lors de la grande journée des petits entrepreneurs.

Le nombre d’entreprises a doublé cette année par rapport à 2018 pour passer à 48 kiosques.

Produits artisanaux, savons et baumes à différents arômes pour le bain, barbe à papa, balles antistress, chocolats, sacs écologiques et bonbons étaient notamment en vente.

C’était la deuxième année consécutive que l’activité se déroulait dans le centre commercial du boulevard Saint-Joseph.

«C’est beau de voir la créativité des enfants», a partagé Lucie Lévesque, directrice du marketing aux Galeries de Hull, tout en prenant le soin de préciser que les parents collaborent aux projets des enfants. 

«Nous avons 76 petits entrepreneurs à l’honneur. Ils créent des entreprises entre amis, entre frère et sœur. J’ai une famille de quatre qui ont deux entreprises. L’une vend des produits de l’érable et l’autre des plants de légumes», a-t-elle continué.

La journée se veut une éducation à l’entrepreneuriat puisque les jeunes doivent comprendre comment exécuter les transactions en argent, faire le marketing de leur produit et bien sûr, tenter d’en tirer un profit. 

Elle permet aussi aux enfants de développer leur confiance en soi.

Allyssia, 8 ans, et son frère Jacob, 6 ans, tenaient le kiosque Toi, moi et les hérissons. 

Les jeunes utilisent des livres usagés et leur donnent une nouvelle vie en créant un éventail avec les pages, ce qui permet d’y placer, entre autres, des cartes professionnelles, des cartes de souhaits, ou les deux. Ils y collent deux yeux et un nez, et le tout devient un hérisson à placer sur son bureau. 

Leur mère, Annie Duchesneau, estime que la grande journée des petits entrepreneurs donne le goût aux enfants de socialiser avec les autres et leur procure un sentiment de fierté envers leur produit.

La petite Lucie Mathieu, une écrivaine, avait deux livres et un cahier à colorier à vendre.

«Le 5e meilleur élève raconte l’histoire de Nathan, un petit garçon, et sa vie va être bouleversée par quelque chose. Il va devoir trouver une solution», a résumé Lucie. Pour connaître la suite, il faut acheter l’œuvre.

L’entreprise Coucou savon est dirigée par Charlie, 9 ans, et Émile, 11 ans. 

Leur mère, Nancy Lavoie, a indiqué que les objectifs de participer à une telle activité pour ses enfants visent à développer leur relation avec les gens et l’entraide entre eux, à prendre de l’assurance et à développer leur relation avec l’argent.

«Je leur ai expliqué le principe de faire un profit ou un déficit. Je trouvais important qu’ils comprennent cela. Il y a aussi le côté créatif. C’est important de développer le côté créatif et entrepreneurial», a-t-elle partagé.

Au kiosque Barbe bleue, qui offre un service mobile de vente de barbe à papa pour les fêtes d’enfants et divers événements, Nicholas Carrier estime qu’une journée comme celle-ci permet aux jeunes de s’améliorer dans plusieurs aspects de leur vie et de se dégêner.

L’activité s’est déroulée en partenariat avec Le Droit Affaires.