Centre islamique de l'Outaouais

Des inquiétudes fondées, selon Maryse Gaudreault

Même si son parti s'oppose farouchement à la charte des valeurs québécoises tout en étant ouvert à certains compromis sur la neutralité de l'État, la députée de Hull Maryse Gaudreault croit que le conseil municipal de Gatineau pourra se forger sa propre opinion face au projet de loi 60.
«J'ai comme règle de ne pas me mêler des autres ordres de gouvernement. La seule et unique fois où j'ai transgressé cette règle, c'était lorsque j'ai donné mon appui aux maires de Gatineau et Ottawa dans le dossier de la CCN», signale la députée de Hull.
Ces dernières semaines, des représentants du Centre islamique de l'Outaouais sont venus à sa rencontre, craignant au plus haut point les répercussions de l'adoption d'une telle charte.
«Ils sont venus me voir à mon bureau, ils étaient très inquiets mais je les ai réconfortés. Je leur ai dit qu'il fallait apposer des balises, oui, mais qu'il n'était pas question de bannir le port de signes ostentatoires au sein de l'administration publique», affirme la députée libérale.
Des effets néfastes
Mme Gaudreault est d'avis que de par son positionnement géographique, la région serait durement affectée par l'adoption d'une telle loi.
«Je ne crois pas que l'Outaouais peut se permettre de perdre ne serait-ce qu'une infirmière. Ce projet de loi nuirait au développement économique sachant qu'on a besoin de main-d'oeuvre qualifiée. Il serait irresponsable de poursuivre dans cette voie-là», poursuit-elle, précisant que même des groupes catholiques lui ont fait part de leurs préoccupations depuis que le débat fait rage d'un bout à l'autre de la province.
Dleblanc@ledroit.com