Les citoyens du Plateau étaient invités à repenser le mégacentre commercial dans leur secteur.

Des idées pour un mégacentre du Plateau plus convivial

Une scène extérieure pour des concerts, des terrasses, une fontaine, des toits végétalisés, davantage de commerces spécialisés et un environnement plus agréable et sécuritaire pour les piétons. Voilà quelques-unes des suggestions avancées samedi par des participants à une session de brassages d’idées pour donner une saveur locale et conviviale au mégacentre commercial du Plateau à Gatineau dans un éventuel redéveloppement.

Les espaces publics, la végétation et le mobilier urbain sont inexistants au SmartCentre du Plateau. Les grandes surfaces et la voiture y sont maîtres.

Avec les habitudes de consommation qui évoluent alors que les gens se tournent de plus en plus vers le commerce en ligne pour magasiner, ce type de vaste site à vocation exclusivement commerciale est appelé à changer, ont souligné des intervenants lors d’ateliers.

La conseillère municipale du quartier Plateau, Maude Marquis-Bissonnette, qui est à l’origine du processus visant à repenser le secteur, a signalé que le carrefour des Grives, où il y a notamment le IGA et le Canadian Tire, devait initialement accueillir deux fois plus de commerces qu’il y en a actuellement.

« L’offre commerciale a décliné avec le temps. On voit aussi certains commerces qui ferment ou qui ont certaines difficultés à se renouveler. Le modèle économique est en déclin et est appelé à se renouveler, a-t-elle noté. Il y a donc une opportunité d’intégrer les intérêts des citoyens, notamment au chapitre du transport actif, du reverdissement et des espaces publics. »

Des citoyens, des promoteurs et des commerçants ont répondu à l’appel de Mme Marquis-Bissonnette concernant l’atelier de cocréation sur l’aménagement du mégacentre, qui s’est déroulé samedi après-midi au Centre communautaire du Plateau.

« On veut devenir une ville plus belle, plus verte, plus dynamique au point de vue du développement économique, et plus résiliente aux changements climatiques. Une ville qui nous permet de bouger, d’être en santé et de vivre dans un espace agréable », a indiqué la conseillère municipale, tout en prenant soin de signaler que le mégacentre est le plus important îlot de chaleur du secteur Hull.

Maude Marquis-Bissonnette a précisé que les terrains sont propriété de promoteurs et qu’ainsi ils sont libres de les développer ou non. Ce que la Ville souhaite faire est de proposer des projets comme la construction de trottoirs ou la plantation d’arbres, par exemple, en échange de la construction d’un immeuble d’habitation.

« On veut développer une vision globale et cohérente plutôt qu’à la pièce, a indiqué Mme Marquis-Bissonnette. Je veux m’assurer que les intérêts de tous, soit les citoyens, les promoteurs et les commerçants, soient respectés. »


« On veut devenir une ville plus belle, plus verte, plus dynamique. Une ville qui nous permet de bouger, d’être en santé et de vivre dans un espace agréable. »
La conseillère municipale, Maude Marquis-Bissonnette

Membre du Comité consultatif d’urbanisme, Jocelyn Plourde a tenu à préciser que le mégacentre est purement utilitaire. Le défi sera de le faire évoluer en tant que site utilitaire et agréable pour le citoyen.

« À moyen et long terme, tout est transformable et peut être adapté aux goûts de l’heure. Quand le mégacentre s’est construit, c’était ce type de construction et d’offre commerciale qui était à la mode. Mais de nos jours, on voit bien que les villes essaient de viser une plus grande mixité », a analysé M. Plourde.

D’ailleurs, le Groupe Sélection, qui se spécialise dans la construction de complexes d’habitation, prévoit construire un édifice pour les retraités autonomes non loin du Canadian Tire. L’immeuble abriterait des locaux commerciaux au rez-de-chaussée. D’autres phases sont dans les cartons du promoteur immobilier au mégacentre du Plateau.

L’horizon concernant la création d’une plus grande cohabitation au mégacentre du Plateau est de 15 à 25 ans. Rappelons que le secteur est sur le tracé qu’emprunterait le futur train léger, si le projet devait devenir réalité.

La firme d’urbanisme l’Arpent fera rapport à la Ville sur la consultation en ligne qu’elle a organisée et sur les ateliers de cocréation.