Gilles Carpentier est le président du comité exécutif à Gatineau.

Des factures qui augmentent souvent

Les ajustements de coûts sur des contrats octroyés à des firmes professionnelles ne sont pas rares à Gatineau. C’est monnaie courante au comité exécutif. Parfois, c’est à coup de quelques milliers de dollars. D’autre fois, les augmentations font dans les six chiffres. À la fin d’une année, au cumulatif, c’est de plusieurs millions de dollars dont il est question.

Dans la seule séance du 4 juillet dernier, le CE a donné son accord à dix ajustements de coûts qui ont totalisé plus de 1,62 million $. Honoraires professionnels supplémentaires, des demandes qui s’ajoutent de la part de la Ville en cours de travaux, des conditions de site qui n’avaient pas été prévues ; les raisons fournies par les entreprises engagées par la Ville sont diverses. Un contrat pour une étude de sol octroyé à SNC-Lavalin par exemple, a été majoré de 6519 $, mercredi, parce que la préparation du rapport final n’était pas incluse au contrat final.

Certains chantiers sont des habitués des dépassements de coûts. La réfection de la rue Jacques-Cartier en était, la semaine dernière, à son huitième ajustement de coûts de soumission pour un contrat de 26,3 millions $ attribué à Excavation Loiselle en mai 2014. La valeur de ce contrat est maintenant de 28,5 millions $. Les derniers dépassements de coûts autorisés par le CE, il y a une semaine, étaient de 663 560 $ pour des travaux supplémentaires.


«  Un plan, ça demeure un plan. C’est évolutif.  »
Gilles Carpentier

La modernisation de l’usine d’eau potable de Hull, un chantier estimé à 58,3 millions $ en mars 2017 atteint maintenant 60,1 millions $. Quatre ajustements de coûts ont jusqu’ici été autorisés par le comité exécutif. La semaine dernière, c’était un montant de 455 862 $ supplémentaire qui était autorisé.

Le président du comité exécutif, Gilles Carpentier, explique que les augmentations de coûts font partie des « concepts de base » dans la gestion de projet. « Un plan, ça demeure un plan, a-t-il dit. C’est évolutif. Il se peut, parfois, qu’on ouvre une rue et qu’on se rende compte que le sous-terrain n’est pas celui qu’on avait prévu. Dans le cas des usines d’eau, ce sont vraiment les conditions de site qui font augmenter la facture. Il y a des choses qui, malgré la bonne foi de tout le monde et des plans précis, vont continuer d’arriver. »

M. Carpentier affirme que Gatineau a raffiné ses estimations du coût des chantiers. « On a fait beaucoup de progrès dans ce domaine-là, ajoute-t-il. On est plus collé sur les prix des soumissionnaires. Nos évaluations sont plus sophistiquées. Nous avons un contrôle plus serré sur nos estimations. »