Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, souhaite que la Ville cesse les investissements dans l’industrie pétrolière.
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, souhaite que la Ville cesse les investissements dans l’industrie pétrolière.

Des élus de Gatineau souhaitent des fonds de retraite plus éthiques

Des élus de Gatineau souhaitent que les investissements réalisés à même les régimes de retraite de ses employés soient plus éthiques et s’éloignent de l’industrie pétrolière ou encore des entreprises qui profitent de paradis fiscaux.

La manoeuvre est cependant délicate puisque les comités de retraite sont indépendants et les choix d’investissements pour faire fructifier les fonds leur appartiennent.

«On est en train de préparer une résolution au conseil pour exprimer un souhait, a expliqué le maire Maxime Pedneaud-Jobin. On est en train de voir comme on va l’écrire. Les comités sont indépendants, mais on pourrait très bien faire comme Montréal et exprimer le souhait, par exemple, qu’on cesse les investissements dans l’industrie pétrolière. On pourrait être en mesure de permettre au conseil de s’exprimer là-dessus en juillet. C’est quand même nous qui nommons du monde à ces comités-là donc notre opinion a une certaine valeur.»


« Ne plus investir dans l’industrie pétrolière, moi je pense qu’il faut faire des choses comme ça. »
Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le maire Pedneaud-Jobin n’avait pas d’exemple précis de placement gatinois à l’éthique discutable à fournir, mais il a ciblé l’industrie pétrolière et les entreprises qui cachent de l’argent dans des paradis fiscaux à quelques reprises lors de ses explications. «Pour moi, ces fonds-là sont des sources d’investissements importantes, dit-il. Le genre de réflexion c’est voulons-nous investir dans les entreprises pétrolières? La question se pose. Si on ne change pas nos façons de faire, on va toujours avoir les mêmes résultats. Ne plus investir dans l’industrie pétrolière, moi je pense qu’il faut faire des choses comme ça. […] Si on ne fait pas des gestes comme ça, l’économie va rester ce qu’elle est présentement et une partie de notre économie et de nos pratiques sont toxiques pour l’environnement.»