Les élus de Gatineau sont réunis à Wakefield pour deux jours.

Des échanges «extrêmement riches» à Wakefield

Le maire de Gatineau Maxim Pedneaud-Jobin croit que les élus, réunis dans un lac-à-l'épaule depuis mardi, arriveront à s'entendre sur un plan d'action commun pour les prochaines années à venir au sortir de l'exercice.
Le maire a noté une grande discipline dans les échanges, qu'il a qualifiés «d'extrêmement riches».
«On prend les programmes électoraux de tout le monde et on essaie de transformer ça en programme commun», a précisé le maire à la fin de la première journée, mardi.
En levée de rideau, les élus ont été invités à choisir une image correspondant à leur vision de Gatineau en 2017. Un horizon de quatre ans a été imposé aux élus, qui ont la mission de dégager les grandes orientations du conseil et les actions pour les mettre en place dans le présent mandat. Le résultat des échanges aboutira dans un document qui sera rendu public. Trente sujets ont été abordés. Le travail des élus sera aujourd'hui d'en arriver avec un cadre financier.
Le maire devra entre autre convaincre les élus de la validité de la taxe spéciale qu'il souhaite inclure au prochain budget afin de moderniser le réseau des bibliothèques. La partie n'est pas gagnée d'avance; des conseillers ont déjà émis de sérieuses réserves sur la nécessité d'ajouter une taxe dédiée au réseau de bibliothèques de proximité.
«C'est une des options qu'on doit évaluer. L'avantage de procéder comme ça, c'est que ce 1% (de taxe proposée) là permet de financer l'édifice [...] et quand le financement de l'édifice est terminé, ça nous permet de payer le personnel.»
Le prix des discussions
La courtoisie et l'efficacité des discussions ont eu un coût.
Un consultant chargé de la préparation des documents et de l'animation des échanges a été embauché moyennant un frais de 24000$. À cela s'ajoutent les frais de 12000$ qu'a entraîné la tenue de ce premier lac-à-l'épaule à l'extérieur des murs de la Maison du citoyen.
Par ailleurs, le maire a tenu à rassurer les commerçants du secteur Laval-Aubry, dans le Vieux-Hull, qui ont exigé lundi un engagement financier à court terme de la part de la Ville de Gatineau.
«La discussion va plus être [aujourd'hui] sur les priorités et le plan de déploiement des projets», a-t-il affirmé, soulignant au passage le dynamisme des entrepreneurs du Vieux-Hull. «Moi, je suis vendu à l'idée qu'il faut animer le centre-ville, qu'il faut qu'on attire les gens au centre-ville. Il faut que ce soit un lieu de rencontre. Et pour faire ça, ça prend des ressources.»