Le parc Gendron, dans le secteur Buckingham, sera clôturé afin d'accueillir les propriétaires et leurs chiens sans laisse.

Des chiens sans laisse au parc Gendron

Les élus de la Ville de Gatineau ont donné le feu vert, mardi soir, au projet d'aménagement visant à clôturer le parc Gendron, dans le secteur Buckingham, afin d'accueillir les propriétaires et leurs chiens sans laisse.
Selon la résolution adoptée par le conseil municipal, une somme de 20 000$ sera pigée à même le budget du Service des travaux publics pour l'aménagement d'un enclos au parc Gendron. Le conseiller du district de Buckingham, Martin Lajeunesse, déboursera quant à lui 5000$ de son budget discrétionnaire pour mener le projet à terme.
Comme le révélait Le Droit, la semaine dernière, un protocole d'entente pour la gestion du site devra aussi être négocié entre la Ville de Gatineau et l'Association des propriétaires de chiens de Buckingham (APCB).
La proposition de Martin Lajeunesse d'aménager le parc Gendron découle des problématiques observées au parc Lanthier. Les chiens sans laisse sont admis dans ce parc depuis 2008, mais des résidents dont la cour arrière non clôturée donne sur le site se plaignent de problèmes de salubrité et de sécurité depuis déjà quelques années. Des chiens se retrouvent régulièrement sur la propriété des riverains. 
L'échevin souhaite que le parc boisé retrouve sa vocation d'antan dès que le parc Gendron sera aménagé. M. Lajeunesse espère que les travaux pourront être entrepris dès ce printemps, une fois que la neige aura disparu du sol. «Le parc Lanthier a été mal caractérisé par nos services dès le départ. Il n'est pas propice à recevoir un aussi grand achalandage de chiens. Il y a une réalité et un enjeu de sécurité qu'on ne peut pas nier et il faut agir rapidement», fait valoir le conseiller.
«Pas suffisant», selon l'APCB
Invité à réagir à la décision du conseil municipal, le président de l'APCB, Peter Alexander a rappelé qu'une pétition noircie par 1057 signataires a été déposée aux élus de Gatineau à la fin janvier. La pétition réclamait entre autres le maintien et la sécurisation du parc Lanthier, l'implantation d'autres parcs à chiens à Gatineau et l'adoption par la Ville d'une politique claire sur la question des espaces dédiés aux chiens.  
«Je suis heureux de voir qu'il y aura un autre parc à chiens clôturé à Gatineau, mais ça ne suffit pas. Nous avons besoin de plus d'endroits. Ce n'est pas parce qu'on aménage le parc Gendron qu'on doit fermer le parc Lanthier. Ce sont deux dossiers différents», déplore M. Alexander qui accuse certains riverains du parc Lanthier d'avoir exagéré la situation en déposant des plaintes au service 3-1-1.
Celui-ci se dit d'autre part sceptique face au futur enclos du parc Gendron. «Si on compare avec le seul autre parc clôturé de Gatineau situé à Aylmer qui a coûté 185 000$, on ne sait pas trop à quoi s'attendre avec un projet de 25 000$», peste M. Alexander, ajoutant que 25 000 chiens sont actuellement enregistrés auprès de la SPCA, pour l'ensemble du territoire gatinois.
Martin Lajeunesse rétorque que l'enclos du secteur Aylmer, situé dans le parc Paul-Pelletier, est une aire d'exercice canin avec des aménagements, ce qui explique la facture plus élevée.