Carol Charron pointe la berge. Le résident et sa conjointe sont frustrés du bruit que les travaux occasionnent.

Des actions illégales, dénoncent des voisins

Des travaux qui se poursuivent depuis trois ans aux abords de la rivière Blanche excèdent des résidents de la rue de la Blanche. Lucie Frenette et Carol Charron dénoncent ce qu'il considère comme des actions illégales posées par un de leurs voisins.
Depuis quelques années, un résident de la rue de Batiscan remblaie son terrain qui donne sur la rivière Blanche. Au fil des mois, il a construit un mur de pierres et de terre sur la rive du cours d'eau. «Il n'a pas le droit de faire ça, affirme M. Charron. L'ancien conseiller municipal, Luc Montreuil, nous a dit qu'il y avait deux défauts: la plaine inondable et la bande riveraine.»
Dans sa politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques indique clairement que «les rives, le littoral et les plaines inondables sont essentiels à la survie des composantes écologiques et biologiques des cours d'eau».
Conséquences des travaux
Le couple qui dénonce ces travaux réside de l'autre côté de la rivière, sur la rue de la Blanche. Selon eux, depuis le remblayage du terrain de leur voisin arrière, plusieurs oiseaux (notamment des canards) et de petits mammifères sont disparus du secteur.
Mme Frenette et M. Charron sont également frustrés du bruit causé par ces travaux. «Presque toutes les fins de semaine, on entend les machines rouler», soutient Lucie Frenette. «Surtout les jours fériés, là, il peut y aller pendant sept ou huit de suite, sans arrêt», ajoute son mari.
Le propriétaire du terrain visé a nié les allégations lorsque LeDroit a cogné à sa porte. Il a soutenu avoir fait quelques voyages de sable, tout au plus, et a nié qu'il y ait eu construction d'un mur de pierres sur le littoral de la rivière Blanche.
Le couple n'en croit pas un mot. Leurs voisins et eux ont compté des dizaines de voyages de terre à cet endroit.
Lucie Frenette et Carol Charron affirment que, vendredi encore, une rétrocaveuse faisait du travail sur ce terrain. Des photos prises au cours des dernières années démontrent qu'au moins deux machines différentes ont effectué des travaux sur le terrain en question.
Le couple espère que la Ville de Gatineau interviendra pour arrêter ce qu'ils considèrent comme un massacre de la rive. «On a fait des plaintes, mais aucun inspecteur n'est venu chez nous pour voir ce que ça a l'air», affirme cependant Mme Frenette.