Un projet pilote permettra à deux camions-bouffe de s’installer au centre-ville de Gatineau.

Départ timide pour la cuisine de rue à Gatineau

La cuisine de rue fera un début pour le moins timide à Gatineau, cet été. Seulement deux camions-bouffe seront autorisés à s’installer dans le centre-ville dans le cadre d’un projet pilote dont les termes ont été annoncés, mardi.

Le premier pourra s’installer sur la rue Hôtel-de-Ville, tandis que l’autre ira se stationner sur la rue Wellington, derrière l’édifice les Terrasses de la Chaudière. Le choix des deux exploitants sera déterminé par des représentants du service de l’urbanisme, de la direction territoriale du secteur Hull et de l’organisme Vision centre-ville. Le projet pilote s’étendra de mai à octobre.

La Ville estime que l’utilisation des cases de stationnements par les deux camions-bouffe lui fera perdre environ 12 000 $ en revenu de stationnement. Le conseil doit se prononcer officiellement sur le projet en avril prochain.

L’idée de permettre la cuisine de rue à Gatineau a été lancée par le conseiller Jean-François LeBlanc en juin 2019.

Le mandat avait été donné à l’administration de consulter les associations commerciales, la chambre de commerce, Tourisme Outaouais et l’association des restaurateurs afin d’assurer le succès d’un éventuel projet pilote pour l’été 2020.

Permis dans les parcs 

L’expérience d’autres villes a démontré que la cuisine de rue connaît surtout du succès lorsqu’elle est en lien avec des festivals ou des événements dédiés. Ainsi, le service de l’urbanisme a clarifié un élément réglementaire qui demeurait flou jusqu’ici, à savoir que les camions-bouffe n’étaient pas permis dans les rues, mais qu’ils étaient autorisés dans les parcs à la condition d’avoir une entente avec la Ville.

«Beaucoup de gens ne savaient pas ça, a noté M. LeBlanc. Il pourrait y avoir des activités [dédiées à la cuisine de rue] au parc du lac Beauchamp ou à la marina du parc Sanscartier. J’espère que la communication d’aujourd’hui va inciter des gens à aller s’y installer.»

Le conseiller du centre-ville, Cédric Tessier, n’est pas convaincu que l’offre de cuisine de rue tel que prévu au projet pilote sera un succès. Ce dernier est d’avis que des événements du type happening sont un meilleur gage de succès. «C’est à mon avis plus intéressant qui plusieurs camions se rendent à un même endroit et que les gens se déplacent pour y aller», a-t-il dit.