Déneigement: la moitié moins de plaintes en 2018

Après l’annus horribilis qu’a représenté 2017 pour les équipes de déneigement de la Ville de Gatineau, les choses semblent s’être replacées cet hiver. Une baisse marquée de l’insatisfaction des citoyens a été observée, à la fois pour le déneigement des rues, des trottoirs et le soufflage de la neige.

La présentation du bilan des opérations de déneigement devenait un exercice de plus en plus périlleux pour le service des travaux publics depuis quelques années. Les élus qui avaient d’ailleurs été très critiques l’an passé étaient beaucoup plus calmes mardi lors du bilan fait par les fonctionnaires. 

Et pour cause. Le nombre de plaintes qui avait atteint 8318 en 2017, une année record en la matière, a chuté à 3727 l’hiver dernier. C’est une réduction de 55 %. En matière de plainte, malgré les 234 cm reçus, c’est l’équivalent de l’insatisfaction observée lors des hivers les moins neigeux des dix dernières années. L’administration s’attend toutefois à terminer l’année 2018 avec un déficit de 2,6 millions $ pour ses opérations de déneigement.

Le niveau de service prévu pour le déblaiement des rues qui prévoit le déneigement dans les 16 heures suivant une précipitation de moins de 25 cm a été atteint dans 84 % des cas. Le pire échec des services à ce chapitre est survenu dans le secteur Hull lors de la tempête du 22 janvier. Un retard de 11 heures a été enregistré, principalement en raison d’un manque de ressources humaines. Quant aux trottoirs, le déblaiement comme prévu dans les 24 heures après une chute de 30 cm de neige a été réalisé dans 98 % des cas. 

Les épisodes de verglas, de plus en plus nombreux, commencent toutefois à donner des maux de tête aux équipes de déneigement. Gatineau a reçu 27 mm de verglas l’hiver dernier. C’est de loin le pire hiver à ce chapitre dans la dernière décennie. Le verglas de la fin de semaine du 7 et 8 avril a coûté à lui seul 483 000 $ à la Ville en salaire, heures supplémentaires et en déglaçant. 

Les plus grands efforts mis au soufflage des rues notamment en ayant recours à l’entreprise privée ont visiblement porté ses fruits. Toutes les rues ont été soufflées au moins une fois, alors que les rues plus prioritaires l’ont été jusqu’à quatre fois. Cela a cependant nécessité un budget frisant 1 million $.

La conseillère Louise Boudrias qui avait été très critique en 2017 n’a pas manqué cette fois de saluer le travail des équipes de déneigement. La majorité des élus a abondé dans le même sens. ç« Les nouvelles mesures ont porté leurs fruits, c’est important de saluer toute l’équipe, j’ai eu beaucoup moins de plaintes cette année et j’en suis bien heureuse », a-t-elle affirmé. Cette dernière a toutefois souligné que la Ville accuse un déficit dans son budget du déneigement presque systématiquement. « C’est la preuve, selon moi, que nos budgets sont insuffisants », a-t-elle ajouté.