La Ville de Gatineau souhaite offrir un réseau blanc à ses cyclistes dès l’hiver 2019-2020.

Déneigement de pistes cyclables à Gatineau: deux scénarios étudiés

Les cyclistes gatinois sauront d’ici l’automne prochain à quelle adresse à l’intention de loger leur ville en matière de cyclisme hivernal.

Deux scénarios de déneigement du réseau cyclable viennent d’être mis à l’étude. Les coûts pourraient varier entre 450 000 $ et un peu plus de 100 000 $, selon ce qui a été présenté, mardi, à la commission des transports de la Ville de Gatineau. 

La présidente de la commission, Audrey Bureau, précise que les différentes options mises sur la table et la façon de les financer devront faire l’objet de discussions supplémentaires. 

« Il faut raffiner l’estimation des coûts et trouver les sources budgétaires, dit-elle. Nous devrons rapidement nous tourner vers le service des finances pour voir comment on peut dégager les budgets nécessaires. Il faudra revenir devant le conseil avec des scénarios. Il faut aussi préciser le niveau de service qu’on veut avoir et déterminer les indicateurs de rendement qu’on veut se donner. »

Gatineau souhaite offrir un réseau blanc à ses cyclistes dès l’hiver prochain. 

Ainsi, les sommes nécessaires devront avoir été trouvées avant que la neige revienne, l’automne prochain. « Ça n’attendra pas l’étude du budget », précise Mme Bureau. 

Le scénario le plus coûteux comprend le déneigement des pistes multifonctionnelles et le damage de pistes pour les vélos à pneus surdimensionnés (fatbike)  situées essentiellement en milieu naturel et relativement éloignées des routes. Il en coûterait environ 450 000 $ par hiver, selon les estimations préliminaires. 

L’autre option propose de déneiger ou encore de damer la piste cyclable qui longe le corridor du Rapibus entre la station La Gappe et le boulevard Montclair. Une piste de fatbike serait aussi aménagée entre le pont Lady Aberdeen et la rue Laurier. Un contrat à l’externe serait donné pour le déneigement de la piste du Rapibus. Ce scénario coûterait environ 130 000 $. 

Dès la fin de l’hiver, la Ville de Gatineau mettre en place deux bancs d’essai afin de valider certains éléments. Un tronçon sera damé et un autre sera déneigé hâtivement. Mme Bureau ne cache pas que la Ville anticipe une potentielle détérioration prématurée des infrastructures cyclables en raison des opérations de déneigement. « On veut raffiner les données sur les impacts que ça aurait sur le réseau, dit-elle. Avec nos bancs d’essai, on veut aussi voir si le damage des sentiers pourrait être suffisant pour les cyclistes. »