Ginette Mercier, vice-présidente du Bureau de l’ombudsman de Gatineau, a signé un communiqué de presse indiquant que l’ensemble des commissaires du BOG a démissionné, jeudi soir, à la suite d’une longue réunion.

Démissions en bloc au Bureau de l'ombudsman

Les sept commissaires membres du Bureau de l’ombudsman de Gatineau (BOG) ont démissionné en bloc, jeudi soir, au terme d’une rencontre de plus de trois heures.

Cette démission s’inscrit dans un « geste de solidarité » avec leur président, André Guay, qui a démissionné plus tôt cette semaine.

« Jugeant le refus du conseil municipal d’acquiescer à leur demande de rencontre comme un affront et un désaveu qu’ils ne méritent pas, les membres du Bureau de l’ombudsman ont décidé à l’unanimité de remettre leur démission en date d’aujourd’hui », est-il écrit dans un communiqué de presse reçu par Le Droit, tard jeudi soir.

« Nous avons demandé d’être entendus par le conseil municipal à la suite du dépôt du rapport biaisé de la Vérificatrice générale, mais on a compris le message, » de dire la vice-présidente du Bureau, Ginette Mercier, dans ce même communiqué. « Qu’on ait réglé ou traité 74 % nos dossiers dans un délai de 15 jours et 24 % des dossiers à l’intérieur d’un délai de 90 jours ne semble pas avoir pesé lourd dans la balance lorsqu’il s’est agi pour la Vérificatrice générale d’évaluer le rendement du Bureau et de reconnaître son efficacité. »

« Si l’intention du conseil municipal était de nommer un Ombudsman "à la Montréal", il n’avait qu’à adopter une résolution en ce sens », d’ajouter Mme Mercier, qui déplore le manque de collaboration de la direction générale de la Ville tout au long de son mandat au cours des dernières années.

Alors que les commissaires s’apprêtaient à produire leur rapport annuel de 2017, ils ne voient plus la pertinence de ce faire. 

Dans le communiqué signé par Mme Mercier, les commissaires déplorent la manière cavalière et blessante avec laquelle le conseil municipal a agi à leur égard en empruntant la « porte arrière » de l’examen de la Vérificatrice générale pour miner l’indépendance du Bureau, le discréditer aux yeux de la population et justifier son abolition plutôt que de proposer une structure différente.

Les commissaires reconnaissent que le conseil municipal peut décider à tout moment de dissoudre le Bureau de l’ombudsman au risque de donner l’impression de fausser le jeu démocratique, mais rappellent aussi que le « conseil municipal, son maire ou les autres élus municipaux doivent avoir la maturité nécessaire de répondre publiquement aux critiques, sans entretenir des rancœurs ». 

La vice-présidente du BOG a conclu qu’il « appartenait maintenant au Conseil municipal de prendre ses responsabilités ».