La vice-présidente démissionnaire du BOG, Ginette Mercier, a rencontré la presse, vendredi.

Démissions au Bureau de l'ombudsman: «On ne demandait pas la lune»

La démission en bloc des sept commissaires du Bureau de l’ombudsman de Gatineau (BOG) était «la seule issue» possible à leurs yeux, un geste d’éclat qui n’étonne pas le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Certains des commissaires démissionnaires du BOG ont tenu un point de presse devant la Maison du citoyen, vendredi, pour expliquer les raisons de leur décision, qui a été prise au lendemain de la démission de leur président par intérim, André Guay.

La vice-présidente démissionnaire du BOG, Ginette Mercier, a confié avoir été invitée par «la responsable des espaces» de la Maison du citoyen à quitter les bureaux du BOG, avec les autres commissaires, quelques minutes avant le point de presse. [Elle] nous a dit qu’on avait pas le droit d’occuper le bureau. […] Alors on a dû ramasser nos choses et quitter précipitamment.»

Mme Mercier affirme que «la cerise sur le sundae» dans ce dossier a été le refus des élus municipaux de rencontrer les commissaires, «ne serait-ce qu’une heure». «On ne demandait pas la lune, on demandait simplement d’aller s’expliquer», déplore Mme Mercier.

Invité à réagir, le maire Pedneaud-Jobin s’est dit «pas très étonné» de ces démissions. 

«C’est une situation difficile, c’est dommage que ça finisse comme ça, a-t-il dit. Mais en même temps, il y a des problèmes à régler et moi je pense qu’on va devoir agir rapidement pour le faire [la réforme du Bureau de l’Ombudsman], car on y croit, mais pas sous sa forme actuelle.»

Ginette Mercier affirme qu’il n’avait pas d’autre solution, pour les commissaires, que de démissionner. «On ne peut plus continuer comme ça, c’est évident, a-t-elle mentionné. Il n’y a pas d’écoute, on ne veut pas nous entendre, alors pourquoi rester ? Dans le fond, les grands perdants, ce sont les citoyens et les citoyennes de Gatineau. Je ne vois pas de quelle façon on aurait pu même penser rester jusqu’à la nomination du nouveau président. Selon le rapport de la vérificatrice générale, on n’est pas crédibles, on n’a pas de compétences.»

Pendant que les commissaires démissionnaires comptent bien se faire entendre lors des prochaines rencontres du conseil municipal, Maxime Pedneaud-Jobin a fait savoir qu’une annonce sera faite «prochainement» pour la suite des choses au BOG. «On ne veut pas qu’il y ait un trou de services, alors il va falloir prendre des décisions rapides, a dit le maire. Mais c’est clair qu’à la fin du processus, il va y avoir un ombudsman».

Mme Mercier affirme que malgré la présente controverse, les commissaires démissionnaires «croient toujours à un mécanisme de dernier recours pour les citoyens». «On y croit profondément, a-t-elle dit. Malheureusement, l’avenir, je ne le connais pas. La balle est dans la cour du conseil municipal.»