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La Gatinoise Marie-Anne Marin peine à cacher son exaspération, d’autant plus que le même type d’événement avait déjà été déploré il y a un an et qu’à la suite des plaintes, la Ville avait effectué les réparations nécessaires au printemps pour remédier à la situation, entre autres avec de l’ensemencement.
La Gatinoise Marie-Anne Marin peine à cacher son exaspération, d’autant plus que le même type d’événement avait déjà été déploré il y a un an et qu’à la suite des plaintes, la Ville avait effectué les réparations nécessaires au printemps pour remédier à la situation, entre autres avec de l’ensemencement.

Dégâts lors du déneigement: un dialogue de sourds dénoncé à Gatineau [VIDÉO]

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
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Au grand dam de citoyens de la rue Hormidas-Dupuis, qui longe le parc de la Gatineau, l’histoire se répète chaque hiver et cette année ne fait pas exception. Une opération de déneigement s’est soldée, déplorent-ils, par plusieurs dégâts comme un accotement fortement endommagé, plusieurs branches d’arbres brisées, des affiches de signalisation endommagés, voire arrachés.

La Gatinoise Marie-Anne Marin peine à cacher son exaspération, d’autant plus que le même type d’événement avait déjà été déploré il y a un an et qu’à la suite des plaintes, la Ville avait effectué les réparations nécessaires au printemps pour remédier à la situation, entre autres avec de l’ensemencement.

L’incident que les résidents dénonce est survenu en pleine nuit, le 28 janvier. Selon leurs dires, l’opérateur de la niveleuse est passé à plusieurs reprises et a poussé la neige de façon «insensée et sauvage» en empiétant sur le terrain du parc de la Gatineau, propriété de la Commission de la capitale nationale (CCN), qui a aussi été interpellée.

Résultat: des arbres en bordure de la rue ont été brisés, l’accotement a été arraché sur une largeur d’environ deux mètres et des poteaux de signalisation, y compris une affiche de zone scolaire, ont été endommagés.

«La déneigeuse est allée encore plus loin. C’est arrivé à quatre heures du matin, ça m’a réveillée et j’ai failli aller voir le conducteur en voyant la vitesse à laquelle il faisait ça. Non seulement elle a arraché tout ce qui avait été réparé l’an dernier, mais des branches d’arbres qui font partie du terrain de la CCN ont été arrachées. On est bien au-delà des six mètres accordés à la Ville. C’est désolant, ça dure depuis des années. Un voisin me disait qu’il a retrouvé des lettres de la Ville datant de 2011», s’exclame Mme Marin.

Selon Gilbert Troutet, un autre résident, il n’y a aucune raison valable de repousser la neige au-delà de l’accotement du parc, étant donné la largeur de la rue. Il n’y a pas non plus de problème de visibilité, à son avis.

Le citoyen estime que si la Ville souhaite faire des économies, elle n’a entre autres pas à recourir à des niveleuses, «surtout au tarif de nuit; et devrait baliser la rue avant la saison hivernale pour guider les déneigeurs et ainsi éviter que ce type d’incident fâcheux se reproduise.

Tous les deux s’expliquent très mal ce «dialogue de sourds» et le peu de considération pour l’environnement.


« C’est une aberration que la main gauche ne sache pas ce que la main droite fait. On se demande si les plaintes au 311 sont vraiment entendues. »
Marie-Anne Marin

«Le message semble se perdre dans les limbes et c’est enrageant. Il faut que la Ville se responsabilise. Si elle était sérieuse face aux doléances des citoyens, elle réaliserait que les travaux à faire, ce sont les contribuables qui les paient», dénonce Mme Marin.

Invitée à réagir, la Ville a indiqué que quatre requêtes au sujet de l’incident de la nuit du 28 janvier ont été enregistrées au Centre d’appels non urgents 311, dont une à l’interne au sujet d’un panneau pour traverse piétonnière accroché par les équipes de voirie.

L’administration précise que les citoyens qui remarquent des dommages à leurs propriétés ou encore sur la voie publique doivent en informer le 311 et une vérification sur le terrain s’ensuivra dans un délai de 15 jours.

«S’il s’agit d’un dommage sur le terrain d’un citoyen, un suivi sera effectué au printemps pour réensemencer du gazon au besoin sur ces terrains, une fois la neige fondue. Si des dommages plus importants sont constatés, les citoyens sont redirigés vers la procédure de réclamation en ligne qu’ils doivent remplir avec leur numéro de requête. Dans le cas présent, il s’agit de dommage sur la voie publique et les enseignes seront réparées dans les prochaines semaines», dit-on.

Explications de la Ville et de la CCN

Interpellé par les résidents à plusieurs reprises depuis le début de son mandat, le conseiller du district du Manoir-des-Trembles-Val-Tétreau, Jocelyn Blondin, affirme être conscient de la situation mais précise qu’il y a une limite à ce qu’il peut faire comme élu.

Marie-Anne Marin se désole de voir les arbres se dégrader à chaque hiver.

«J’ai contacté les services, ils vont parler aux déneigeurs qui opèrent la machinerie. Je trouve ça triste, je suis allé voir de quoi ça avait l’air et j’ai fait mon rapport. Le problème, c’est que c’est difficile avec la démarcation de voir où la rue s’arrête. [...] Il n’y a pas de bordure et on n’a pas l’intention d’en réinstaller, car ça permet un meilleur écoulement de l’eau. Il y a quelques résidences avec des entrées de garage en pente. [...] Moi, je fais mon bout de chemin, je reviens à la charge chaque année, mais je ne suis pas assis derrière le volant et je ne peux pas intervenir directement auprès d’un employé municipal», raconte M. Blondin.

La CCN soutient de son côté qu’elle remercie les citoyens préoccupés par ces dommages causés aux arbres et précise que l’un de ses agents a visité les lieux pour faire état de la situation.

«La CCN évaluera l’état de santé des arbres au printemps, lorsque les opérations de déneigement seront terminées. Nous poursuivons la collaboration avec la Ville de Gatineau pour assurer la protection des terrains avoisinants le parc de la Gatineau», explique la porte-parole Maryam El-Akhrass.