Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Déficit de 35 M$ pour la Ville de Gatineau: l’aide des gouvernements ne suffira pas

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Recourir à la dette et piger dans les réserves ne devront pas être des sujets tabous lors de l’étude du budget 2021, annonce le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

La Ville fait face à un déficit de 35 millions $ en raison de la pandémie de COVID-19 et des mesures devront être prises.

Québec a déjà promis de l’aide aux villes, notamment pour éponger les pertes des sociétés de transport causé par la chute de l’achalandage. 

À Gatineau, environ 60 % du manque à gagner est attribuable à la Société de transport de l’Outaouais (STO). 

Des discussions sont toujours en cours avec Ottawa pour que les villes reçoivent de l’aide en transport en commun, mais cette fois pour les budgets d’opération. 


« En matière d’infrastructures, le rattrapage est tellement grand qu’on se doit de maintenir nos investissements, peut-être en payant moins comptant et en empruntant plus »
Maxime Pedneaud-Jobin

L’aide des autres paliers de gouvernement ne sera cependant pas suffisante, avertit le maire, et Gatineau devra se tourner vers elle-même pour trouver les autres solutions. Le conseil pourrait être tenté par un changement à sa politique d’emprunt pour une période déterminée. 

Elle l’a fait une première fois en 2018 pour réduire à 0,5 sa taxe dédiée aux infrastructures. 

À la base, Gatineau utilise sa dette uniquement pour financer des infrastructures visées par des programmes de subventions gouvernementales. 

Le maire Pedneaud-Jobin se dit à l’aise avec une telle mesure qui serait ponctuelle, quelques années, le temps de répondre à la crise, pas plus. 

La Ville dispose de réserves de plusieurs dizaines de millions de dollars qui pourraient aussi être mises
à contribution. 

L’autre option pour le conseil serait de revoir les priorités déjà identifiées, une avenue qui ne suscite aucunement l’enthousiasme du maire. 

«En matière d’infrastructures, le rattrapage est tellement grand qu’on se doit de maintenir nos investissements, peut-être en payant moins comptant et en empruntant plus», dit-il.

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