Gilles Carpentier croit que le transporteur a amélioré son écoute et ses relations avec la clientèle depuis deux ans.

Défi de la STO: «mettre du monde dans les autobus»

Deux ans après le lancement tumultueux du Rapibus, le président de la Société de transport de l'Outaouais (STO) Gilles Carpentier a dressé lundi son bilan de mi-mandat. Pour lui, c'est clair: rien n'est parfait, mais beaucoup de travail a été accompli et le transporteur est engagé sur la bonne voie, celle de l'évolution.
D'emblée, même si la STO roule vers une hausse de 1,4% de son achalandage cette année après avoir enregistré des reculs depuis 2012, M. Carpentier ne cache pas que le plus gros défi sera de «mettre du monde dans les autobus».
Précisant qu'une somme de 2,2 millions $ répartie en quatre vagues a été investie pour la bonification du Rapibus, M. Carpentier croit que le transporteur a amélioré son écoute et ses relations avec la clientèle depuis deux ans.
«La dernière vague de changements, qui a touché les lignes 67, 78, 75, 85, 93, 94 et 95, a permis en moyenne d'abaisser le temps de déplacement de 5 à 10 minutes par voyage, soit 10 à 20 minutes par jour. Ce n'est pas peu significatif», se réjouit-il.
Les changements à la signalisation, grâce à un investissement de 200 000 $, ont quant à eux permis de diminuer le nombre de collisions sur le corridor du Rapibus, croit-il. On en comptait 10 pour une période de deux mois et demi seulement en 2013, alors qu'on en a dénombré 12 durant toute l'année dernière et 11 jusqu'ici en 2015.
Gatineau et les autres
Le dirigeant s'est également félicité que les liens se soient considérablement resserrés entre la Ville de Gatineau et la STO, sans compter les efforts qui sont faits pour arrimer les services avec ceux d'OC Transpo. Une rencontre entre les maires Watson et Pedneaud-Jobin ainsi que les présidents des deux transporteurs publics, Stephen Blais et M. Carpentier, est d'ailleurs prévue dans les semaines à venir.
Signe que d'autres changements sont à venir dans le futur, un contrat a récemment été accordé à la firme CIMA + afin de revoir de fond en comble les normes de services de la STO, lesquelles datent de 1992. Un rapport sera produit à ce sujet et les résultats seront dévoilés l'an prochain.
Le prolongement du Rapibus vers le boulevard Lorrain, un projet de 36 M $ toujours en attente de l'octroi du financement de Québec, le renouvellement de la flotte d'autobus (achat de 60 autobus hybrides dont 24 articulés) au coût de 66 M $ ainsi que le parachèvement des travaux de construction du centre de transport aux abords de l'autoroute 50, dont l'ouverture est prévue au début 2017, sont quelques-unes des autres priorités de la STO dans les prochains mois. L'ouverture d'un compte Twitter, réclamée par plusieurs, est aussi dans les cartons.