Ghislain est parmi les sinistrés rencontrés lors d’une séance d’information pour les Gatinois qui n’étaient pas assurés.

Découragés, résignés ou encouragés

Les perceptions et les commentaires des sinistrés non assurés variaient considérablement, à leur sortie d’une réunion qui leur était consacrée, mardi.

Des dizaines de personnes se sont rendues à la Maison du citoyen, espérant recevoir de nouvelles informations, et un mode d’emploi pour se sortir du pétrin, quatre jours après la tornade dévastatrice, à Gatineau.

Le maire, les responsables des services municipaux, les responsables de la sécurité, et la Croix-Rouge se sont rendus disponibles pour répondre aux questions de ceux qui ont tout perdu dans la tornade de vendredi soir.

Philipe St-Amour est de ceux qui ont perdu plus qu’une télévision. « C’est déprimant, dit le jeune homme, qui venait tout juste d’emménager dans le Mont-Bleu, il y a deux mois. Il y a beaucoup de pertes, là-dedans... Des mémoires. »

M. St-Amour espérait recevoir de l’aide supplémentaire, mardi. Mais sans assurance, il se retrouve dans la même situation que plusieurs.

Ses derniers remparts contre l’itinérance sont ses proches et la Croix-Rouge.

Philipe St Amour est parmi les sinistrés rencontrés lors d’une séance d’information pour les Gatinois qui n’étaient pas assurés.

« C’est du linge et de la nourriture. Pour le reste, c’est arrangez-vous avec le lit, les tables... »

Un autre sinistré, Hirt Amour Pio Di Toundzi, 29 ans, n’en veut pas aux autorités municipales pour son triste sort.

« Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’ils fassent un miracle, parce que c’est de l’ordre du divin, mais je m’attendais au moins à ce qu’on me dise rapidement : ‘ok, allez à tel endroit. Là, on nous dit d’appeler à tel numéro, mais c’est la pagaille. »

M. Pio Di Toundzi espère, à l’instar de plusieurs autres sinistrés, que les autorités améliorent leur capacité à fournir de l’intimité rapidement après de telles catastrophes.

Ghislain, qui a préféré ne fournir que son prénom, se sent résigné à recevoir de l’aide de la Croix-Rouge, à court terme.

Rassuré par ce qui a été dit à la réunion ?

« Un moment donné, on va avoir un logement, c’est sûr. Ils essaient de trouver un logement à tout le monde. Ils font du beau travail... Et ils sont vraiment occupés. »