Des contaminants tels des métaux, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et des hydrocarbures pétroliers sont présents sur les berges du ruisseau de la Brasserie.
Des contaminants tels des métaux, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et des hydrocarbures pétroliers sont présents sur les berges du ruisseau de la Brasserie.

Décontamination «jusqu’au roc» de berges du ruisseau de la Brasserie

Les espaces verts en bordure du ruisseau de la Brasserie feront l’objet de vastes travaux de décontamination au cours des prochaines années, a appris Le Droit. La Commission de la capitale nationale (CCN), propriétaire des terrains, planifie en ce moment les différentes phases de ce chantier qui pourrait se mettre en branle dès l’an prochain et s’étirer sur une période de deux ans.

Quiconque connaît l’évolution de ce secteur au cours des deux derniers siècles pouvait aisément s’imaginer l’étendue de la contamination du sol. Avant d’être recouvertes de gazon, les berges du ruisseau autrefois appelées le creek side ont longtemps été occupées par des industries polluantes et même un bidonville. Les analyses de sols effectuées par la CCN, en 2018, ont révélé la présence de différents contaminants tels des métaux, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et des hydrocarbures pétroliers, confirme la porte-parole de la CCN, Sofia Benjelloun.

Travaux en 2021

L’étendue des travaux à planifier laisse entrevoir un important chantier qui pourrait s’étendre de la station d’essence jusqu’au Théâtre de l’Île. «Les travaux à prévoir comprennent, entre autres, l’enlèvement de tous les sols contaminés jusqu’au roc, puis le remblayage du terrain avec du sol propre là où les concentrations de contaminants sont les plus élevées. Au mieux, ces travaux débuteront en 2021, et pourraient durer deux ans. Il est important pour la CCN de réhabiliter le site et de le rendre au plaisir des usagers pour le long terme.»

Évidemment, ces travaux d’envergure repoussent encore de plusieurs années le projet d’aménagement des berges du ruisseau sur lequel planche la Ville de Gatineau. Présenté par Maxime Pedneaud-Jobin comme le fer de lance de la relance du centre-ville lors de sa première campagne à la mairie de Gatineau, en 2013, le projet de réaménagement des berges du ruisseau est encore loin de se mettre en branle, sept ans plus tard. Une somme de 3,5 millions $ est réservée depuis 2014 pour la réalisation de ce projet.