La présidente de la commission sur l’environnement de la Ville de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette.

Déchets à Gatineau: le CPE Au pays de Cornemuse devra s’organiser pour respecter le règlement

La majorité des CPE ont réussi à s’adapter à la nouvelle réglementation sur les matières résiduelles et la garderie Au pays de Cornemuse, sur le boulevard Saint-Raymond, devra elle aussi faire les efforts pour y arriver, a insisté, mercredi, la présidente de la commission sur l’environnement de la Ville de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette.

Le cas de ce CPE a fait le tour du Québec, mardi, après que sa directrice générale, incapable de se conformer à la limite maximale de 120 litres de déchets aux deux semaines, ait affirmé au Droit qu’elle avait l’intention de proposer aux parents de repartir avec les couches souillées de leur enfant en fin de journée.

Un extrait de l’étude sur la caractérisation des déchets réalisée à Gatineau en janvier 2019 par un consultant embauché par la Ville, et  que Le Droit a pu consulter, précise qu’un CPE de 75 places comptant 55 enfants aux couches génère en moyenne entre 550 et 750 litres d’ordures ménagères aux deux semaines. 

Le CPE Au pays de Cornemuse, selon les affirmations de sa directrice générale, en produit entre 1400 et 1800 au cours de la même période.

Mme Marquis-Bissonnette a mentionné que plusieurs CPE acceptent les couches lavables et offrent déjà aux parents de ramener des couches souillées à la maison. « C’est donc tout à fait possible de le faire », note la conseillère. 

Une autre solution pourrait aussi permettre au CPE Au pays de Cornemuse de se conformer à la nouvelle réglementation, à savoir le recours à l’entreprise privée. La moitié des quelque 125 CPE sur le territoire de Gatineau le font déjà, précise la Ville de Gatineau. 

Contrairement à ce qui a été affirmé mardi par la conseillère Louise Boudrias, la garderie a la place pour un conteneur privé sur son terrain de stationnement. 

« Il y a de la place, a rétorqué la conseillère Marquis-Bissonnette. Il y a un usage conditionnel qui a été adopté par le conseil en 2016 qui prévoyait l’aménagement d’un enclos à déchets dans le stationnement, mais il n’a jamais été aménagé. L’entreprise pourrait donc avoir recours au privé en payant pour des levées selon ses besoins, tout en conservant le service de collecte de recyclage et de compost de la Ville. »

Mme Marquis-Bissonnette rappelle qu’une nouvelle politique ne peut pas se faire à partir de cas d’exception. « Il y a un principe d’équité qui s’applique, dit-elle. On est en train de mettre en place des incitatifs pour réduire les quantités de matières résiduelles et tout le monde doit faire un effort. Tout le monde peut le faire. »

À LIRE AUSSI:

Dès le 15 septembre, des sacs de poubelle à 50 sous chacun