La Ville de Gatineau a reçu tout près de 200 requêtes par rapport à la tarification des matières résiduelles.

Déchets : le «défi» des cas particuliers

Le service de l’environnement de la Ville de Gatineau cherche encore comment il arrivera à bien identifier et surtout localiser les citoyens plus vulnérables pour qui l’implantation, en juillet prochain, d’une tarification pour les surplus de matières résiduelles serait injustement pénalisante.

Les fonctionnaires municipaux se sont tournés vers les membres de la commission Gatineau, ville en santé, jeudi, afin de les aider à bien circonscrire la mécanique qui permettra de définir et identifier les besoins particuliers sur le territoire de la ville.

La Ville de Gatineau souhaite épargner, entre autres, les familles nombreuses, les garderies en milieu familial et les lieux d’hébergement communautaire pour la limite de 120 litres de matières résiduelles aux deux semaines serait très difficile, voire impossible à respecter.

« Cibler les populations plus vulnérables sera, selon moi, le grand défi, a admis la présidente de la commission Gatineau, ville en santé, Renée Amyot. Le Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) s’applique à la grandeur de la ville, mais il a des impacts sur les particuliers. Il faudra arriver à cibler les cas particuliers pour ne pas les pénaliser et pour ça nous devrons être en mesure de savoir où ils se trouvent. Je crois que la mobilisation du milieu communautaire sera essentielle à cette identification. »

Jusqu’ici, la Ville de Gatineau a reçu tout près de 200 requêtes par rapport à la tarification des matières résiduelles, a indiqué le service de l’environnement. La majorité provient de familles nombreuses (63) et des garderies en milieu familial (51). La conseillère Myriam Nadeau a rappelé que la Ville devra faire attention dans sa définition de ce qu’est une famille nombreuse. « Il ne faudrait pas considérer qu’une famille de trois enfants est une famille nombreuse », a-t-elle indiqué.

Le plan de tarification et les cas d’exception feront l’objet d’une présentation au conseil plus tard au printemps. Les élus auront à se prononcer avant l’été puisque le volet tarifaire du PGMR entrera en vigueur le 15 juillet prochain.