La campagne de promotion Gatineau pour la vie bénéficie d’un budget de 300 000$. Au total, le budget publicitaire du service des communications de la Ville a atteint 674000$ en 2018.

De «Gatineau on y croît» à «Gatineau pour la vie»

Les plus vieux se souviendront du slogan «Gatineau, on y croît» qui a marqué les Gatinois à la fin des années 1980 grâce à son accent circonflexe et sa ritournelle accrocheuse. Liée à la toute première édition du Festival des montgolfières de Gatineau, en 1988, cette campagne publicitaire, assortie d’un budget de 100 000 $, n’avait encore jamais connu d’équivalent, jusqu’à l’année dernière, quand la Ville a lancé la campagne «Gatineau pour la vie».

Cette nouvelle campagne qui se décline de nombreuses façons et sur une multitude de plateformes est la première du genre depuis la fusion municipale. Elle bénéficie d’un budget de 300 000 $, dont 145 000 $ uniquement pour acheter du placement média. À elle seule, cette campagne explique en partie l’augmentation du budget publicitaire du service des communications qui a atteint plus de 674 000 $ en 2018 tel que le rapportait Le Droit, mardi, grâce à des documents obtenus en vertu de la loi d’accès à l’information.

Le directeur des communications de la Ville de Gatineau, Jean Boileau, est celui qui est à l’origine des deux campagnes publicitaires. «Un des défis qu’on a, c’est que les Gatinois deviennent des ambassadeurs de Gatineau, explique M. Pedneaud-Jobin. On ne peut pas demander au reste du Québec de nous connaître si nous-même, on ne fait pas les efforts pour se faire connaître. Depuis des années, les sondages nous disaient que c’était une de nos lacunes et je pense qu’on est en train de corriger ça.»

M. Boileau explique que «Gatineau pour la vie» sera utilisée pendant au moins cinq ans. Il est encore trop tôt, dit-il, pour offrir une appréciation de cette campagne.

«Mais pour l’anecdote, je vois qu’il y a beaucoup de gens et d’organisations qui utilisent notre matériel, note M. Pedneaud-Jobin. Les déclinaisons pour la vie culturelle, pour la vie économique, pour la vie sportive sont réutilisées par bien du monde. On nous demande nos vidéos pour l’offre touristique, pour le développement économique. Ça sert à faire la promotion de Gatineau pour plusieurs organisations.»

Francine Craig, chef de section de l’information et de la promotion au service des communications, rappelle que ce type de campagne qui fait appel à l’identité et au sentiment d’appartenance doivent être analysée sur du long terme. «Toutes nos études disaient que le sentiment d’appartenance à Gatineau était au 4e sous-sol, dit-elle. On part de loin et ce n’est pas un secret. Ce sera du long terme, le sentiment d’appartenance c’est de l’intangible, mais on est confiant de pouvoir monter de quelques étages.»

Elle précise que l’année qui vient servira à étendre la campagne à l’extérieur de Gatineau. «On verra comment on peut évaluer les effets de la campagne avec Tourisme Outaouais», précise-t-elle.