C’est dans cette salle, autour de cette grande table, que les responsables se réunissent lorsque vient le temps de prendre des décisions concernant les mesures d’urgence. Bienvenue au Centre de coordination des mesures d’urgence de la Ville de Gatineau.

Crues printanières: l’importance de se préparer

Une grande table entourée de chaises, des écrans un peu partout, des postes de travail en périphérie et des yeux cernés en temps de crise : bienvenue au Centre de coordination des mesures d’urgence (CCMU) de la Ville de Gatineau.

Gatineau a ouvert les portes du CCMU aux médias, jeudi, afin de montrer comment les autorités se préparent à toute éventualité. En plus des représentants de différents services municipaux, de nombreux partenaires participent aux rencontres du CCMU, dont le ministère de la Sécurité publique du Québec, la Société de transport de l’Outaouais et la Coopérative des paramédics de l’Outaouais. Hydro-Québec, Gazifère, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais et la Croix-Rouge sont aussi au nombre des divers partenaires qui peuvent y être appelés.

Une rencontre était d’ailleurs organisée jeudi après-midi pour faire le point sur les niveaux d’eau des cours d’eau de la région, qui n’ont pour l’instant rien d’alarmant. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin a souligné que les inondations historiques de 2017 ont permis aux intervenants qui se réunissent au CCMU de constater «l’importance de se préparer et de se parler entre partenaires».

Lors d’un événement comme la tornade de septembre dernier, la crise initiale est brève et la phase de rétablissement s’amorce rapidement. Mais dans le cas des inondations, le «grand défi» a été leur durée, a mentionné le maire. Le CCMU roulait 24 heures sur 24, avec des gens qui se relayaient toutes les 12 heures.

«On est devant des professionnels, alors ils ont un travail à faire et ils le font, mais [il y a] des gens qui ont les yeux cernés, des gens qui sont fragiles. À un moment donné, au bout d’un certain nombre de semaines, c’était dur. […] Il n’y a pas de panique ici — s’il y a un endroit où il ne faut pas qu’il y en ait, c’est ici, mais il y a des gens qui vivent des moments difficiles.»