La Ville de Gatineau présentait son Centre de coordination des mesures d’urgence aux médias, jeudi.

Crues printanières: des prévisions encourageantes pour Gatineau

Même si rien ne laisse actuellement croire que des inondations surviendront ce printemps à Gatineau, la Ville assure être « prête à intervenir » si les prévisions devaient changer au cours des prochaines semaines.

Il est difficile d’oublier à quel point la région a été durement frappée par la crue printanière de 2017, dont le souvenir est encore bien présent pour les citoyens des zones ayant été touchées.

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Pour 2019, les prévisions des semaines à venir sont encourageantes. « Il n’y a pas d’indication qu’on va avoir un printemps difficile », a assuré le maire Maxime Pedneaud-Jobin, qui espère « que le printemps va être le plus plate possible ».

« Mais comme on l’a appris dans le passé, ce n’est pas parce que le portrait est positif à un moment qu’il ne peut pas changer dans les jours ou les semaines qui viennent, a-t-il précisé. […] On est prêt, on fait ce qu’il faut pour se préparer, mais les risques, avec les indicateurs qu’on a présentement, sont très faibles qu’il se passe quelque chose de difficile, notamment au niveau des inondations et de la crue printanière de cette année. »

La Ville a fait savoir qu’à l’heure actuelle, « les niveaux d’eau sont stables et dans la moyenne ». « La fonte lente de la neige contribue à réduire les risques d’inondation, précisent les autorités municipales. D’ailleurs, peu de précipitations sont prévues dans les prochains jours, ce qui favorise une fonte normale et un niveau d’eau stable. »

Le directeur général adjoint de la Ville et coordonnateur du Centre de coordination des mesures d’urgence, André Turgeon, a indiqué que « toutes les mesures » sont quand même en place pour réagir en cas de besoin, par exemple « pour protéger les infrastructures municipales comme les usines d’eau potable ».

Les autorités municipales ont déjà en leur possession près de 26 000 sacs de sable remplis, tandis que 200 000 autres sont vides et prêts à être utilisés. « La Ville est également prête à élever le niveau de certaines rues avec de l’enrochement », a mentionné M. Turgeon.

Gatineau travaille aussi à l’amélioration de ses outils de cartographie, ce qui permettra à terme de prévoir plus précisément l’évolution des crues.

Le maire Pedneaud-Jobin a aussi fait savoir que des travaux sont en cours dans le but d’encadrer les bénévoles, dont l’apport a été « extraordinaire » lors des inondations de 2017. Un « protocole » pourrait ainsi être établi avec des organisations reconnues afin d’assurer la gestion des bénévoles. « C’est un des grands chantiers qu’on a et ce n’est pas simple », a souligné le maire, en évoquant entre autres « des enjeux d’assurances ».

Tout en assurant que les autorités sont prêtes si la crue devient menaçante, M. Pedneaud-Jobin souhaite qu’après avoir traversé les inondations et la tornade, les Gatinois auront une pause de catastrophes naturelles. « Dès que la météo est un peu à risque, il y a bien des gens qui ont peur, a-t-il souligné. […] Pour que cette pression-là baisse un peu, j’aimerais ça qu’on ait quelques années où il ne se passe rien. »