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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Crise du logement: le maire de Gatineau «partage les constats» du rapport de la LDL

Claudia Blais-Thompson
Claudia Blais-Thompson
Le Droit
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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, dit accueillir de façon positive les conclusions du rapport de la Ligue des droits et libertés (LDL) présenté mercredi et portant sur la crise du logement, en plus de partager «dans une très large mesure les constats qui sont faits là.»

M. Pedneaud-Jobin a réagi à la publication du rapport de la mission d’observation sur la situation du logement à Gatineau dans lequel les causes principales de la crise du logement sont ciblées.

En rappelant avoir déclaré l’état d’urgence en logement en septembre dernier, le maire a indiqué que «ce dossier-là va nous aider pour appuyer les revendications de la Ville auprès des autres gouvernements. Quand on revendique de nouveaux logements auprès de Québec et d’Ottawa, quand on revendique plus de soutien communautaire, notamment dans la lutte à l’itinérance et en logement, ça va être un argument de plus ce rapport-là.»

Renforcer son règlement

Dans ses recommandations afin de résoudre cette crise, LDL suggère notamment à Gatineau de renforcer son Règlement sur la salubrité des logements et des chambres en augmentant «le nombre d’inspections réalisées à titre préventif ou encore par des pénalités plus sévères à l’égard des propriétaires délinquants.»


« Ça va tellement mal en logement, on a tellement de défis à relever qu’il faut que tout le monde s’améliore. Ça compte pour nous, mais ça compte pour l’OHO aussi. […] On attaque ce dossier-là par tous les angles, parce que c’est une urgence. »
Maxime Pedneaud-Jobin

Ces mesures seront analysées par la Ville, affirme le maire. «Est-ce que ça va nécessiter beaucoup de ressources pour faire ça? Il faut regarder l’ensemble des facteurs, mais c’est l’un des intérêts du rapport. Ce sont des solutions comme ça qu’on peut regarder.»

Propositions

Parmi les propositions de LDL, on recommande que Gatineau réclame de nouveaux pouvoirs au gouvernement québécois. Une avenue déjà en branle, explique le premier magistrat.

«Avoir un droit de préemption, on l’a déjà demandé à Québec. Ça peut mener à des logements. Ça permet d’avoir le premier droit de refus pour acheter un terrain. Si un terrain dont l’édifice est à vendre, la Ville pourrait être la première à décider de l’acheter ou non pour en faire du logement à des endroits stratégiques. C’est très intéressant et c’est déjà en marche.»

L’autre élément proposé par LDL pour répondre aux besoins en matière de logement à Gatineau est d’obtenir le pouvoir d’obliger l’inclusion de logements sociaux dans les nouveaux projets immobiliers. 

«On a obtenu le pouvoir de faire un règlement d’inclusion pour forcer la présence de logement social dans les nouveaux projets de développement. Pour moi, ces deux mesures feraient qu’on jouerait un rôle beaucoup plus grand», souligne M. Pedneaud-Jobin.

Pression inflationniste

Selon ce dernier, ces deux pouvoirs permettraient de créer un parc de logements à bas loyer, malgré la proximité avec Ottawa qui crée, selon LDL, une pression inflationniste sur le coût des logements du côté de la rive québécoise.

Quant aux critiques faites à l’endroit de l’Office d’habitation de l’Outaouais (OHO) — notamment sur le nombre de causes introduites pour non-paiement du loyer — le maire est d’avis que le rapport sera pris au sérieux de leur côté.

«Ça va tellement mal en logement, on a tellement de défis à relever qu’il faut que tout le monde s’améliore. Ça compte pour nous, mais ça compte pour l’OHO aussi. […] On attaque ce dossier-là par tous les angles, parce que c’est une urgence.»