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Trois contrats différents ont été octroyés à la firme d’avocats Lavery de Billy afin de notamment défendre les intérêts de Ville et du maire dans un processus de plainte déposé au Tribunal administratif du travail.
Trois contrats différents ont été octroyés à la firme d’avocats Lavery de Billy afin de notamment défendre les intérêts de Ville et du maire dans un processus de plainte déposé au Tribunal administratif du travail.

Crise de confiance à Gatineau: la Ville se protège contre sa DG

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Ce n’était probablement qu’une question de temps, mais des avocats sont maintenant officiellement impliqués dans la crise de gouvernance qui secoue la Ville de Gatineau depuis plusieurs semaines.

Le 31 mars dernier, le Comité exécutif (CE) a octroyé trois contrats différents à la firme d’avocats Lavery de Billy afin de notamment défendre les intérêts de Ville et du maire dans un processus de plainte déposé au Tribunal administratif du travail, division des relations de travail. Il n’est pas précisé de qui provient la plainte ni qui elle vise précisément.

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La firme Lavery devra aussi offrir des services professionnels en matière d’éthique et de déontologie. «Certaines déclarations publiques ont été faites et ont soulevé des questions d’ordre éthique et déontologique», peut-on lire dans le procès-verbal de la réunion.

Le troisième mandat donné à cette firme juridique externe est plus explicite. Il prévoit l’obtention de services professionnels pour accompagner la Ville en matière de ressources humaines et de gouvernance. La résolution du CE mentionne que «le maire a reçu des informations laissant entrevoir des problèmes de ressources humaines […] et il est souhaité de maintenir un climat de travail sain et de s’assurer de la pérennité des structures de gouvernance adoptées par le conseil».


« Ces mandats ont été donnés par le CE qui suit dès à présent ce dossier. Considérant le caractère ressource humaine, il n’y aura pas d’autres commentaires. »
Laurence Gillot, attachée de presse du maire

Cet élément tend à confirmer les critiques récemment rapportées par Le Droit faisant état de «résistance» de la part de la haute direction de la Ville dans l’application de certains éléments de la nouvelle gouvernance.

Le cabinet du maire a précisé que ces mandats ont été donnés à une firme externe parce qu’ils ne pouvaient pas être confiés aux avocats des services juridiques de la Ville. Ces derniers se seraient retrouvés en position de «conflit de loyauté avec la directrice générale» a noté l’attachée de presse du maire, Laurence Gillot. «Ces mandats ont été donnés par le CE qui suit dès à présent ce dossier, a-t-elle ajouté. Considérant le caractère ressource humaine, il n’y aura pas d’autres commentaires.» Les coûts associés à ces trois mandats ne sont pas inscrits au procès-verbal de la réunion du 31 mars.

D’après nos informations provenant de plusieurs sources, Mme Lajoie n’est pas revenue au travail depuis que la crise de confiance qui secoue les hautes instances de la Ville a été rendue publique par Le Droit. Les procès-verbaux publiés par la Ville de Gatineau démontrent que la dernière rencontre du CE à laquelle la directrice générale a participé date du 10 mars. Elle n’était pas présente lors du conseil municipal du 16 mars. En son absence, ce sont les directeurs généraux adjoints, Luc Bard et André Turgeon qui prennent la relève.