Dans 21 cas (16% du portefeuille), les projets touchés par l'arrêt des chantiers ont pu reprendre le 11 mai alors que pour 30 autres projets (23% du portefeuille), les appels d'offres ont dû être reportés «au-delà du 11 mai».
Dans 21 cas (16% du portefeuille), les projets touchés par l'arrêt des chantiers ont pu reprendre le 11 mai alors que pour 30 autres projets (23% du portefeuille), les appels d'offres ont dû être reportés «au-delà du 11 mai».

COVID-19: 28 projets de la Ville de Gatineau pourraient être reportés à 2021

La mise en pause des chantiers des dernières semaines cause un «effet domino» ayant des «conséquences importantes sur le portefeuille des projets» que la Ville de Gatineau croyait réaliser en 2020, au point où 28 projets pourraient être reportés à 2021.

Le président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Cédric Tessier, a dressé mercredi le portrait de la situation pour les 129 projets municipaux qui devaient être lancés cette année. Ces projets représentent «une dépense projetée en immobilisation des 120 millions$».

À l'heure actuelle, la Ville évalue que 52 projets «sont prêts» pour les travaux, ce qui représente 40% du portefeuille prévu en 2020.

Dans 21 cas (16% du portefeuille), les projets touchés par l'arrêt des chantiers ont pu reprendre le 11 mai.

Pour 30 projets (23% du portefeuille), les appels d'offres ont dû être reportés «au-delà du 11 mai».

Le président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Cédric Tessier

Enfin, 28 des 129 projets (22% du portefeuille) qui devaient être réalisés en cours d'année «pourraient être touchés par l'effet domino», de sorte que le début des travaux est considéré «à risque pour 2020».

Dans cette dernière catégorie, «on parle plutôt de plus petits projets comme des réfections de rues locales, des aménagements de parcs, des mesures de modération de la vitesse ou des choses comme ça», a indiqué M. Tessier en entrevue.

Sans pouvoir assurer qu'aucun gros projet n'est à risque, le président du comité exécutif affirme que les chantiers d'envergure le sont «moins» que les plus petits.

«[Le boulevard] Saint-Joseph n'est pas à risque, la rue Laval n'est pas à risque», a-t-il donné en exemple.

L'arrêt des chantiers entre le 24 mars et le 11 mai ne représentera toutefois «pas simplement retard de sept semaines» en raison d'un «effet domino». «Un seul intervenant peur provoquer une répercussion en chaîne», a expliqué Cédric Tessier pendant la réunion du comité exécutif.

À l'interne, la Ville a dû «organiser un nouveau mode d'environnement du travail» afin de poursuivre sa planification. La réalisation des projets dépend toutefois aussi de plusieurs ressources externes, où le rythme de travail a été diminué par les contraintes liées à la pandémie de COVID-19.

«Dans le cas des entrepreneurs, les activités sont parfois suspendues, de même que la préparation de soumissions», a indiqué M. Tessier.

La Ville estime que l'ampleur des conséquences sur les chantiers pourra se préciser dans les prochains mois, en fonction de «la réaction du marché aux appels d'offres».

Des projets de 2019 encore repoussés?

Avant la pandémie, la Ville avait déjà prévu terminer en 2020 une trentaine de projets amorcés l'an dernier. Ces chantiers ne sont «pas à risque», a fait savoir M. Tessier.

En ce qui concerne les 47 projets prévus en 2019 qui avaient été reportés à 2020, Cédric Tessier ignorait, mercredi, si certains d'entre eux sont à risque d'être repoussés une fois de plus, cette fois vers 2021. «Ce n'est pas impossible», a-t-il mentionné.

Pour l'instant, la Ville de Gatineau n'entrevoit pas une hausse des coûts si le report de projets en 2021 devient nécessaire. «Il y a beaucoup d'imprévisibilité en raison du contexte économique actuel, a rappelé M. Tessier. Ce sont vraiment les prochains mois qui vont nous dire comment on s'enligne, mais pour l'instant, on ne prévoit pas une hausse de coûts. Ce n'est pas impossible, on ne l'écarte pas, mais ce n'est pas un considérant majeur en ce moment.»